
Le Gouvernement de Mr Biya est passé maitre dans l’art d’utiliser de l’argent pour des fins inutiles. Les 35 milliards qui sont évoqués dans le cadre de la célébration du cinquantenaire un jour et une année qui ne correspondent à rien dans l’histoire du Cameroun est simplement désolant. Les 35 milliards recouvrent-ils les dépenses effectuées pour les différents colloques, missions de préparation de colloques et ateliers de préparation des colloques ?
Il se pose donc clairement un grave problème d’efficacité et de pertinence de la dépense publique. Problème d’autant plus crucial que nous sommes dans un pays qui, dit-on, est pauvre et très endetté.
Avec les 50 milliards dépensés lors de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, les 4milliards dépensés pour la réception présidentielle du 20 Mai 2013, les 35 milliards dépensés pour le cinquantenaire de la réunification et tous les autres les cérémonies de pose de premières pierres réalisés ces dernières années, on est à près de 100 milliards de nos francs de dépenses improductives. Ceci dans un contexte où le budget d’investissement public devant permettre une amélioration concrète des conditions de vie des Camerounais / es n’est quasiment pas mis en œuvre.
Combien de ponts, d’hôpitaux, de routes, d’écoles et de forages auraient pu être construits avec de telles sommes ? Pouvons-nous nous permettre de telles dépenses dans un contexte comme celui du Cameroun ?
C’est à croire que l’intelligence de ceux et celles qui dirigent actuellement ce pays n’est fertile que lorsqu’il s’agit de consommer, de « jouir de privilèges », de gonfler des factures et de remplir leurs comptes en banques.
Il est urgent de rompre avec cette culture du faste et des dépenses de prestiges quand l’essentiel n’est pas assuré pour les Camerounais /es en matière de service de base.
Il est l’heure pour les Camerounais/ es de mettre en place un système de gouvernance qui garantisse :
- Un Gouvernement qui travaille, sur la base d’indicateurs de performances précis, à l’amélioration de leurs conditions de vie ;
- Un Gouvernement qui rende compte régulièrement et publiquement sur l’utilisation des deniers publics ;
- Des sanctions claires et exemplaires chaque fois qu’un détournement ou des fautes de gestion sont constatées.
C’est en agissant et soutenant dès maintenant des initiatives citoyennes et politiques que ce système de gouvernance pourra se mettre en place un jour.
Franck Essi
Secrétaire Général Cameroon People’s Party (CPP)