Pose de la première pierre du deuxième pont sur le Wouri

Douala, le 15 Novembre 2011

 A l’occasion de la pose de la première pierre du chantier du deuxième pont sur le Wouri, le Cameroon People’s Party déplore une fois de plus une culture et des pratiques de gouvernance d’un autre âge.

En effet, au-delà de l’effervescence motivée des militants / es du RDPC, de la mobilisation extraordinaire des forces de l’ordre et de sécurité ainsi que la paralysie aussi bien de la circulation que des activités économiques, il faut y voir une grande opération de gaspillage des deniers publics.

En premier lieu, les multiples reports et retards constatés dans la préparation de cette cérémonie sont autant de sources de dépenses inutiles qui auraient évidemment pu servir à des causes plus nobles.

En second lieu, les multiples travaux de réfection de certains axes de la ville démontrent à suffisance l’orientation et la préoccupation fondamentales des autorités administratives actuelles : servir Mr Biya d’abord et le Peuple, un jour peut-être.

Troisièmement, le principe de dépenser autant d’argent dans des cérémonies de pose de première pierre est inacceptable dans un contexte comme le nôtre où des populations n’ont pas accès aux services de base de qualité.

Quatrièmement, la paralysie de plusieurs administrations publiques aussi bien à Yaoundé qu’à Douala sans un dispositif de permanence pour une telle cérémonie est inacceptable. Si nous voulons un jour « émerger », il va falloir absolument rompre avec de tels comportements qui n’ont rien de productifs ou utiles pour les populations.

 

Pour la suite, le Cameroon People’s Party attire l’attention du Peuple Camerounais sur les enjeux et questions suivantes :

  1. Veiller au respect des droits des travailleurs camerounais / es qui seront mobilisés sur ce chantier. Des salaires dignes, la sécurité dans les chantiers et le respect des libertés syndicales devront être assurées par l’Etat ;
  2. Veiller à la transparence et l’équité dans l’attribution des éventuels marchés de sous traitance liés à la finalisation de ce projet.
  3. Veiller au transfert effectif de technologies, de savoir-faire et de savoir. Il ne serait pas acceptable que 10 ans après, sur d’autres chantiers, les Camerounais / es ne soient pas capables de mener de bout en bout de tels projets ;
  4. Veiller au respect des normes environnementales dans les différentes phases du processus. En effet, il est nécessaire de réaliser un tel ouvrage sans causer de dommages irrémédiables à l’environnement.
  5. Respecter les délais d’exécution des travaux. Cela fait des décennies que ce projet existe, des mois qu’il devrait déjà être en cours et il ne faut pas sa réalisation fasse encore des années. Chaque jour de retard correspond à de l’argent perdu directement sur le projet et indirectement par les usagers qui auraient pu bénéficier de cette infrastructure d’une manière ou d’une autre.

 

Si ces éléments ci-dessus et d’autres sont pris en compte et respectés, assurément, le Cameroon People’s Party, à l’image des populations camerounaises, ne pourra que se réjouir de ce pas supplémentaire vers la pleine exploitation de notre formidable potentiel.

Une fois de plus, en tant que Peuple, nous devons nous mobiliser pour que ce Gouvernement cesse d’utiliser à mauvais escient nos ressources déjà largement insuffisantes. Nous devons continuer à agir pour que nos besoins et nos intérêts soient au centre de son action. Nous devons tout mettre en oeuvre pour obtenir un changement durable du système de gouvernance qui intègre définitivement et complètement nos intérêts.

 

Pour le Cameroon People’s Party

Franck Essi

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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