Quotidien de l’économie: L’importation est-t-elle favorable à la croissance économique

*17 Juillet 2014

Quotidien de l’économie: Avoir une économie tournée en majeure partie sur l’importation est-t-il favorable pour la croissance économique d’un pays comme le nôtre ?

Franck Essi: En principe non parce qu’un pays qui importe beaucoup plus qu’il ne vend à l’extérieur est un pays qui a une balance commerciale structurellement déficitaire. La croissance économique mesure actuellement la croissance de la production nationale. Mathématiquement, une économie qui importe plus qu’elle n’exporte voit sa croissance être réduite toutes choses restant égales par ailleurs. Cela veut dire que les devises sortent beaucoup plus qu’elles n’entrent. C’est aussi  un indicateur que dans ce pays  les principaux produits de consommation viennent de l’extérieur. C’est enfin un indicateur du fait que l’économie nationale de façon générale n’est pas suffisamment diversifiée pour répondre aux besoins nationaux de base des différents agents économiques. Et, pour le Cameroun on ne peut pas dire qu’en restant sur ce schéma d’une économie extravertie, il maximise les chances de devenir émergent et de se développer. Surtout que les pays que l’on considère comme émergents sont des champions au niveau international dans les exportations sur des secteurs d’activités où ils ont optimisé leurs avantages comparatifs.

Quotidien de l’économie: Pourquoi est-ce que le Cameroun importe plus qu’il en exporte ?

Je pense que le Cameroun importe plus qu’il exporte parce qu’il est resté sur une structure économique extravertie héritée de la période coloniale. Nous exportons ce que nous produisons et importons ce que nous consommons. L’on sait que la colonisation a été marquée par une réorganisation de notre structure économique. La « métropole »  a mis en place des structures économiques qui nous permettent d’alimenter en matières premières son économie. Nous sommes là dans un schéma que les économistes du courant de la dépendance appelle le paradigme « centre –périphérie ». Le centre ce sont les économies occidentales tandis que la périphérie est constituée par des économies telles que celle du Cameroun.

Il se trouve qu’en 50 ans on n’a pas pu renverser cette tendance. Nous sommes restés spécialisés dans la vente des matières premières qui ont une très faible valeur ajoutée et pour tous  les autres produits manufacturés, nous sommes simplement des consommateurs. Nos efforts d’industrialisation jusqu’ici n’ont pas produits les effets escomptés. Il est plus qu’urgent d’accélérer le rythme de transformation structurelle de notre économie !

Quotidien de l’économie: On constate que parmi les facteurs qui asphyxient le Cameroun il y a une forte subvention des entreprises parapubliques, n’est-t-il pas tant de les arrêter puisqu’elles pèsent beaucoup sur le budget de l’Etat ?

Effectivement à l’heure où l’Etat dit faire tous les efforts possibles pour trouver des ressources qui seront injectées dans des projets de développement, on peut s’interroger sur la viabilité des subventions à certaines entreprises parapubliques. Le phénomène de la subvention des entreprises publiques dans le contexte camerounais s’explique par le fait que ces entreprises depuis plusieurs décennies n’arrivent pas à être performantes c’est-à-dire qu’elles n’arrivent pas à générer elles-mêmes toutes les ressources nécessaires à leur fonctionnement. Et comme elles sont devenues importantes et emploient beaucoup de personnes, pour ne pas empêcher un chaos social, l’Etat est obligé de les maintenir artificiellement en vie. Elles sont devenues « Too Big To Fail » comme le disent les américains. Mais sur le plan strictement économique ce n’est pas viable et il faudrait penser à une réforme de la façon dont ces entreprises fonctionnent. Il faudrait en assainir la gestion pour éviter les goulots d’étranglement, les dysfonctionnements et les détournements qui sont devenus monnaie courante au sein de ces structures afin de les rendre véritablement compétitives. Il faut aussi revoir le business modèle  de certaines d’entre elles pour prendre en compte les mutations qui sont survenues dans leurs secteurs d’activité. Si l’on veut être strict et rigoureux, on ne doit plus maintenir une entreprise qui n’est pas viable. L’urgence est donc à la révision du modèle économique qui sous-tend ces entreprises qui sont des gouffres à subventions.

Quotidien de l’économie: Pourquoi ratifier les APE sachant que la balance est déficitaire ?

C’est tout le paradoxe camerounais. On nous explique qu’en réalité, à court terme, c’est évident pour tout le monde, on aura des pertes et difficultés énormes. Mais à terme, grâce aux mesures d’accompagnement à travers du plan d’adaptation de l’économie camerounaise, le Cameroun sera bénéficiaire.  L’ouverture et la concurrence des APE vont obliger l’économie camerounaise à plusieurs ajustements.

Le premier ajustement sera au niveau des normes et de la compétitivité. Etant dos au mur, nous serons obligés de nous adapter pour survivre. Le second ajustement sera au niveau de la mise à jour de notre appareil de production. Certains entrepreneurs estiment qu’ils pourraient acquérir plus facilement et à moindre coût les appareils pour monter petites et moyennes industries. Troisièmement, le Gouvernement rappelle que les APE seront progressivement mis en place et notre économie aura le temps de s’ajuster grâce au plan d’adaptation qui est déjà conçu.

Enfin, le Gouvernement affirme que les APE ne seront pas la bourrasque annoncée car ils constituent une ouverture progressive et ciblée sur 15 ans. Si on ne les signait pas aujourd’hui, en raison des engagements pris dans les accords précédents et des contraintes de l’organisation mondiale du commerce, d’après le Gouvernement, les conséquences seraient plus dommageables pour l’économie camerounaise.

Ceci dit, on reste sur notre faim parce qu’il y a pas de simulation chiffrée des différents scénarios. Si on ne ratifie pas qu’est ce qui va se passer concrètement et si on ne le fait pas que va-t-il se passer ? Le Gabon, Congo, Guinée équatoriale, Tchad et RCA n’ont pas ratifié, ils sont passés sur ce qu’on appelle le système de préférence généralisée. Leurs économies ne se sont pourtant pas effondrées. Nous pensons simplement que le Gouvernement Camerounais fait un pari en espérant qu’il réussira en 15 ans ce qu’il n’a pas pu faire en plus de 40 ans de coopération postindépendance  avec l’Europe : s’industrialiser.

Quotidien de l’économie: Un pays peut-il être efficace sur le plan économique avec un gouvernement pléthorique comme le nôtre ?

L’efficacité d’une économie dépend aussi du rôle de l’Etat dans le gouvernement. Dans les économies dites libéralisées, l’Etat a un rôle de stratège et de régulateur ; il encadre les agents économiques en créant les conditions optimales pour le développement rapide et harmonieux des activités économiques. S’il y a un consensus pour dire que l’Etat ne peut plus être producteur alors, ne serait-ce qu’en tant qu’arbitre, il doit pouvoir être efficace. Or, si l’arbitre est un gouffre financier c’est-à-dire qu’il capte l’essentiel des ressources et des richesses crées pour son simple fonctionnement, il bloque en ce moment la dynamique économique. A l’heure actuelle, un gouvernement pléthorique n’est pas synonyme de performance ou d’efficacité. Plus on est nombreux, plus les défis en termes de coordination de l’action gouvernementale sont importants. Plus on est nombreux, plus importantes sont les ressources nécessaires pour faire fonctionner les différents départements ministériels. Aujourd’hui dans les pays les plus efficaces, la moyenne des portefeuilles ministériels est autour de 20. Au-delà de 20 on peut s’interroger sur la pertinence de l’armature gouvernementale. Et c’est le cas du Cameroun.

Pourquoi le train de vie de l’Etat est de plus en plus décrier par la société civile, les partis politiques et les économistes ?

Simple illustration. Le président de l’assemblée nationale du Cameroun aurait comme bon de carburant 2 millions par jour. On peut s’interroger. Est-ce qu’il se déplace avec Air Force One ? Est-ce qu’il va sur la lune pour des missions ? En fait, il y a des poches de fonctionnement qui sont extrêmement scandaleuse dans un pays qui dit manquer de ressources et qui est constamment en train d’emprunter de l’argent. A ce propos, le FMI vient encore de décrier le rythme d’endettement du Cameroun après le point d’achèvement. Aussi, quand on décrit ce train de vie c’est parce que les hauts fonctionnaires au niveau de certaines institutions sont de grandes éponges à sous sans qu’on voit la contrepartie productive et la valeur ajoutée pour l’économie nationale.  On peut également citer à titre d’exemple des structures telles Sénat et le conseil économique et social dont on ne voit nullement la contribution à la réflexion des stratégies économiques et sociales à ce jour. Par ailleurs, la réduction du train de vie de l’Etat s’explique par l’existence de pratiques telles que la mercuriale c’est-à-dire la grille au prix auquel l’Etat devrait s’approvisionner en matériel de bureau etc. où les prix sont souvent multipliés par quatre ou cinq par rapport à ceux du marché. C’est évident que c’est au meilleur des cas du gaspillage et au pire du détournement légal et à ciel ouvert de la fortune publique. Ce sont tous ces éléments-là qui permettent de dire que le gouvernement n’est pas conséquent quand il faut réduire les dépenses (les subventions par exemple au carburant) sans toucher aux poches de dépenses inutiles que l’on observe dans son fonctionnement.

Quotidien de l’économie: L’insolvabilité de l’Etat ne constitue-t-il pas un frein au développement économique de notre pays ?

Je peux vous dire qu’il y a de nombreuses entreprises qui ferment chaque jour parce que l’Etat ne règle pas, ne paie pas de façon régulière et systématique sa dette intérieur. Je peux même vous dire que l’Etat par le non règlement de la dette intérieure contribue à freiner l’émergence d’un tissu économique local fort et c’est assez malheureux. On n’a beau faire de dire que l’Etat a pris des mesures pour améliorer le climat des affaires, qu’il est en train de créer de grands projets structurants, mais il y a le basique d’abord. Il faut que les délais dans lesquels l’Etat s’acquitte de sa dettes vis-à-vis des prestataires internes soit extrêmement réduits. Parce que ces entreprises ne peuvent pas survivre dans un tel contexte. Par ailleurs, la durée et les difficultés de recouvrement de l’argent dû par l’Etat nous font en sorte que s’est développée une économie de la fraude et de la corruption entretenue par toutes sortes d’intermédiaires. Je m’explique, un prestataire qui veut rentrer dans ses frais est parfois obligé de perdre 30% auprès d’agents qui sont des intermédiaires entre les ministres et lui pour pouvoir avoir son argent. Ce sont ces réalités qui découragent l’entreprenariat au Cameroun et qui sont aussi à dénoncer. Dans ces cas, l’insolvabilité de l’Etat est une insolvabilité factice en fait. Elle a été créée pour entretenir les réseaux de l’argent  dans la plupart des cas. Et les lourdeurs administratives entretiennent cela.

Quotidien de l’économie: Pourquoi est-il important que chaque citoyen paye les impôts ?

Parce que l’impôt c’est la première source à travers laquelle la collectivité c’est-à-dire que l’ensemble des institutions publiques qui doivent gérer le vivre ensemble et préserver l’intérêt commun, trouve les moyens pour fonctionner.  L’Etat en réalité n’a pas d’autre argent que celui que le citoyen doit donner. L’Etat a d’autres sources mais qui reviennent toujours à la contribution des citoyens. Même quand l’Etat s’endette, au final, c’est nous les citoyens qui devront rembourser. Et c’est la raison pour laquelle une économie ne peut être dynamique, ne peut aller vite s’il y a pas de citoyens /es qui veillent.  La qualité d’un pouvoir dépend aussi de la qualité des contres pouvoirs. A ce titre nous saluons l’existence dans notre pays des groupements de patrons  et des syndicats des travailleurs. Cependant le problème qui subsiste c’est qu’ils ne sont pas assez efficaces, ils ne pèsent pas assez, ils ne se font pas assez respecter. Si c’était le cas, on ne prendrait pas des décisions d’abord pour réfléchir ensuite aux mesures d’accompagnement sans les consulter. Payer les impôts c’est vital, c’est capital, mais pour que ce soit utile, il faut que les contre-pouvoirs soit effectifs. Il faut aussi s’assurer qu’il y ait de la justice fiscale c’est à dire que tout le monde contribue de manière proportionnelle à ses revenus et que certains ne soient pas accablés au profit des autres.

Quotidien de l’économie: En dehors de ces mesures que nous avons élaborées en savez-vous d’autres qui asphyxient l’économie du pays ?

Je pense que le principal élément de blocage réside au niveau de ceux qui animent l’appareil étatique. Quand il n’y a pas de vision claire et de volonté forte sur le plan politique, tout est paralysé. Une des caractéristiques essentielles d’une économie qui bouge c’est le fait qu’on a créé les conditions pour qu’émerge un entreprenariat et que les créateurs de richesse soient valorisés. Dans notre pays on vit un paradoxe : ce sont les fonctionnaires, c’est-à-dire ceux qui accompagnent les créateurs de richesses qui sont plus riches que ceux qui sont des entrepreneurs.  Ce n’est pas normal, c’est insoutenable et inacceptable à terme. Ce ne sont pas des fonctionnaires qui développent l’économie d’un pays. Aujourd’hui, au regard de la situation, c’est un changement profond de la gouvernance qui peut apporter d’importants effets positifs sur l’économie. Par exemple, les paralysies au niveau du port, les magouilles au niveau de la douane, le fonctionnement de l’administration fiscale, l’absence d’infrastructures, le déficit énergétique… incombent  au final à l’Etat qui, à défaut de créer les projets, doit créer des conditions pour que ceux qui ont la compétence viennent les gérer.

Quotidien de l’économie: Dans un pays ou seulement 2000 entreprises sur 94 000 enregistrées payent leurs impôts, peux-ton véritablement envisager le financement des grands projets  si tout le monde ne contribue pas?

Non pour plusieurs raisons.

Premièrement parce que l’Etat  pour pouvoir être efficace doit mobiliser le maximum de ressources possibles. Le fait que seulement 2000 sur 94 000 contribuent fiscalement est un problème et ça montre qu’il y a encore beaucoup de travail pour élargir l’assiette fiscale.

Deuxièmement, on se rend compte que l’Etat a recours à l’endettement extérieur  alors qu’il n’a pas épuisé les sources internes de mobilisation de ressources. Pour sauvegarder sa souveraineté sur le plan économique, financier et politique, il doit donc épuiser ces sources. C’est choisir la solution facile que celle qui consiste à aller simplement chercher des fonds au niveau international.

Troisièmement, je crois aussi que ce système de fiscalité qui ne touche qu’une partie de la cible entretient une économie de la corruption ; elle entretient un système fiscal informel qui consiste à tous ses passe-droits entre ces entrepreneurs qui, bien qu’existant dans les fichiers de l’administration, ne s’acquittent pas effectivement de leurs impôts. Ces derniers, le moment venu, s’arrangent avec les agents de l’administration dans des transactions peu orthodoxes.

En tant que pays, on a intérêt à mettre en place un nouveau système  plus efficace et équitable, recensant tous les acteurs possibles et qui s’assure qu’effectivement chacun contribue à l’effort commun.  Sinon, la forte pression fiscale qui s’applique sur la minorité qui paie va entretenir un système d’injustice fiscale.

 

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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