L’absence de cohésion de nos membres du gouvernement

Question du journal Le JourL’absence de cohésion de nos membres du gouvernement est perceptible ces derniers jours à travers un certain nombre des faits. Selon vous cette absence de cohésion peut-elle avoir un impact sur le fonctionnement normal de notre gouvernement ?

Les couacs et les dysfonctionnements actuels sont naturellement préjudiciables à l’efficacité gouvernementale. Ils sont des indicateurs du pourrissement et de l’usure qui frappent les ministres actuels. Ils aggravent le problème  d’incompétences et de déficit de résultats que ce Gouvernement a depuis des décennies. Dans cette ambiance de fin de règne, cette absence de cohésion illustre les véritables préoccupations des acteurs au pouvoir, à savoir, se maintenir coute que coute aux affaires tout en plaçant des fidèles dans les différentes structures gouvernementales.

Il est évident que ce Gouvernement, tel qu’il est composé et fonctionne, n’est pas une équipe de combat déterminée à obtenir des résultats substantiels et durables pour le bien des Camerounais/es.

Cette absence de cohésion est la preuve que monsieur Paul Biya, véritable responsable, n’agit pas en conséquence. Il dénonce les performances de cette équipe mais ne fait rien pour en changer la constitution. Il ne tient presque jamais de Conseils de Ministres  ce qui contribue à aggraver le manque de cohésion. Il cautionne et encourage le manque d’éthique puisque certains de ces ministres sont interpellés par la justice et ne démissionnent pas. Il encourage le désordre en affaiblissant la fonction de Premier Ministre et en survalorisant celle de certains de ses proches. Il est le centre de l’inertie avec la centralisation excessive des dossiers et la lenteur dans la prise de décision qui le caractérise.

Les conséquences directes s’observent dans la dégradation des conditions de vie des camerounais/es, la montée de la colère sociale et la décrédibilisation du Gouvernement.

La seule réponse cohérente à ces dysfonctionnements chroniques et à cette absence d’efficacité du Gouvernement est un changement d’hommes et de méthodes au plus haut niveau de l’Etat.

Franck Essi

Secrétaire Général du Cameroon People’s Party

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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