Les feuilles de route ministérielles, ne sont qu’un simple outil de gestion. A cet effet, on ne peut pas s’attendre à ce qu’elles suffisent à elles seules pour améliorer la performance de l’administration publique au Cameroun. L’incapacité du régime Biya à faire face aux défis multiformes des Camerounais, n’est pas le fait de l’absence des feuilles de routes, mais plutôt ; le fait d’un leadership qui manque totalement de vision pour le Cameroun, le fait qu’il n’y a pas un système de gestion qui oblige ces ministres à produire des résultats, et le manque total de volonté politique pour gérer le pays de manière à ce que chaque camerounais/e puisse bénéficier des ressources de notre cher pays.
Les inefficacités de 30 ans ne sauront être rectifiées par des feuilles de routes toutes seules. Ce qu’il faut aujourd’hui et il faut le dire, c’est un nouveau leadership (jeune, dynamique, visionnaire, qui a de l’ambition pour le Cameroun) et des mécanismes de gestion où les ministres qui n’arrivent pas à produire des résultats, perdent leur emploi, couronné par de véritables mécanismes pour permettre un contrôle réel des populations sur les gestionnaires.