Ma réaction à l’appel de Bamenda d’ Atanga Nji

Si on peut comprendre que les militants du RDPC soient dans leur droit, on peut parfaitement être en désaccord avec ce qu’ils nous proposent. Ce d’autant plus que cela concerne l’avenir de l’ensemble des Camerounais/ es.

Premièrement, Il faut d’abord dire que cet appel à anticiper les élections ne correspond pas aux attentes fondamentales et actuelles du peuple camerounais. Les Camerounais / es ont du mal à s’en sortir car faisant face à des défis sécuritaires, économiques et sociaux. Leurs conditions de vie sont de plus en plus précaires. Les réponses du Gouvernement par rapport à ces problèmes fondamentaux de pouvoir d’achat, d’accès à la santé, d’accès à de l’eau potable et à l’électricité sont de loin insuffisantes.

Deuxièmement, cet appel du Ministre Atanga Nji et de ses collègues du RDPC révèlent un échec et démontrent une impasse. Echec en ce sens que l’avenir qui est proposé aux jeunes Camerounais / es correspond au passé douloureux et difficile dans lequel ils ont jusqu’ici vécus. Paul BIYA, c’est sûr, incarne le passé. Il est plus proche de la retraite que d’autre chose. Impasse parce qu’ils nous démontrent qu’il n’ya pas, au sein de leurs familles politiques un travail de préparation de l’après Biya.

Et pourtant, l’état dans lequel se trouve le Cameroun aujourd’hui commande que l’on s’arrête et qu’on engage de larges discussions devant mener à la refondation institutionnelle et politique au Cameroun. Au lieu d’appeler à une modification de la Constitution en vue d’une élection anticipée de Mr Biya, nous avons besoin d’ouvrir une transition politique dans ce pays. Une transition permettant de réécrire la Constitution, de doter le pays d’une loi électorale juste et équitable et de renforcer le pouvoir du peuple sur les dirigeants.

C’est le prix à payer pour éviter une alternance dans le chaos, la confusion et la violence. Alternance qui surviendra tôt ou tard car leur champion, Mr Biya, n’est pas éternel.

Franck Essi

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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