L’impact des jours fériés pour le Cameroun

Le contexte économique international actuel est marqué par la mondialisation et l’exacerbation de la concurrence entre les entreprises des différents Etats.

Si nous ambitionnons en tant que Camerounais / es de nous développer, nous devons prendre sérieusement en considération au moins deux facteurs :

  • la productivité des travailleurs camerounais des secteurs public et privé
  • et l’efficacité de l’administration publique qui est au cœur de la régulation de la société.

Actuellement, le Cameroun se caractérise par un nombre important de jours fériés dont une bonne partie n’est pas prévisible du fait de la culture du « pont ». Ce nombre important de jours fériés est accompagné d’une demande croissante de fériés chez une masse significative de Camerounais / es.

Ces deux éléments se traduisent par des conséquences importantes sur la productivité de l’ensemble de l’économie estimée en 2012 à 0,01% du PIB par les travaux du Dr Sende, enseignant camerounais à la l’université de Bangui. Ce dernier indique que pour le Cameroun, en l’état actuel de notre dynamique économique, le seuil critique de jours fériés à ne pas dépasser est de 13 jours par an si nous ne voulons pas avoir des conséquences négatives.

Ceci nous appelle à préciser deux choses :

1- Rationaliser le nombre de jours fériés. Ceci signifie agir sur le nombre et la prévisibilité de ces derniers. Il faut les diminuer autant que possible en réduisant les « ponts » par exemple. Il faut également que dès le début de l’année, à travers le journal officiel, le Gouvernement publie la liste arrêtée des jours fériés.

2- Changer notre rapport au travail. Dans l’administration publique, la majorité des travailleurs passent 8 heures au travail et non 8 heures de travail. Dans le secteur privé formel et informel, on note qu’il y a une culture du raccourci et du travail bâclé chaque fois que c’est possible. Ceci suppose une révolution des pratiques pour instaurer une culture de la qualité et de la performance dans l’administration publique. Cela suppose aussi une plus grande mise en œuvre des normes de qualités grâce à une véritable régulation des différents organismes.

Sans ce changement de cap, nous ne serons pas en mesure de relever les défis de la compétitivité qui se posent à nous.

Franck Essi

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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