Ayons l’audace d’espérer et le courage d’agir : Ma dédicace à ceux qui travaillent à faire bouger les lignes

noir

Le Cameroun : une société bloquée…

Nous vivons dans une société qui s’enfonce chaque jour, un peu plus, dans un profond pessimisme. Pessimisme sur notre avenir. Pessimisme sur notre volonté réelle de vivre ensemble. Pessimisme sur notre capacité à relever efficacement les défis nombreux d’aujourd’hui et de demain.

Nous croyons de plus en plus que notre avenir sera plus difficile que notre présent et notre passé réunis. Peu importe ce que nous dit la propagande gouvernementale, nous restons sceptiques.

Ce scepticisme et cette défiance croissants vis-à-vis de nos dirigeants frappent également ceux qui aspirent à diriger. La fameuse opposition… Celle qui aurait trahi les espoirs du peuple, se serait compromise et serait incapable de faire mieux ou plus que ceux qui sont actuellement aux affaires !

Mais ce pessimisme, ce scepticisme et cette défiance ne se limitent plus aux seuls leaders politiques. Tel un virus, ils se répandent dans le corps social et gangrènent les relations entre les citoyens ordinaires. Ils se manifestent par la difficulté à engager dans la durée et avec efficacité des campagnes de défense des intérêts collectifs. Ils sont souvent à l’origine de l’absence de décollage des plus petites initiatives louables.

L’intérêt collectif….Très peu y croient encore. Très peu sont prêts à agir de nouveau et en toute confiance avec d’autres pour que la sacralisation des intérêts collectifs et la matérialisation de la justice sociale soient plus effectives dans notre pays.

A l’ère du soupçon intégral et systématique vis-à-vis de tous et de toutes, les arrières pensées et les soupçons d’agenda caché paralysent les actions les plus basiques de démonstration de citoyenneté.

« Qu’est-ce qu’il gagne ? », « Qu’est-ce que je gagne ? » « Qui est derrière ? », « Ne va-t-il pas nous tromper ? ». Ce sont là, très souvent et malheureusement, les seules questions que l’on se pose devant une initiative ou une invitation à agir ensemble pour défendre une cause collective.

Ainsi ce résume, un des fondements du blocage actuel de la société camerounaise. Société dans laquelle, on accepte de se satisfaire de ce qui existe, on se console en se disant que nous ne sommes pas les derniers et où l’on espère qu’un jour, par un miracle ou la volonté divine, les choses changeront du jour au lendemain.

Sortir de l’impasse…

Et pourtant, rien n’est autant faux ni aussi dangereux.

La mentalité miraculeuse, l’attente de l’homme ou de la femme providentielle, l’espérance passive d’un changement brusque de la société…il faut que nous en débarrasser au plus vite !

Pour sortir de cette impasse d’une société aujourd’hui incapable de mettre en place les mécanismes et les réponses efficaces aux problèmes fondamentaux qu’elle affronte, il faut changer de paradigme et revoir nos agirs individuels et collectifs.

Sortir de l’impasse signifie, sur la base de valeurs claires et d’objectifs collectifs nobles et sains, recréer le mouvement dans la société. Un mouvement progressiste, progressif, révolutionnaire et multidimensionnel.Un mouvement qui ira jusqu’au bout.

Sortir de l’impasse, c’est réinventer la solidarité dans les luttes. La clé étant dans les l’union des forces et la convergence des luttes. Sortir de l’impasse, c’est bâtir des fronts à partir de ce qui existe, de qui nous sommes, sans illusion aucune.

Au niveau individuel, ce mouvement commence par se demander en permanence ce que nous sommes en train de faire concrètement. Pour une cause pour laquelle nous sommes d’accord ou contre des pratiques avec lesquelles nous sommes en désaccord, que sommes-nous concrètement entrain de faire ?

Au lieu de continuer cette fuite en avant permanente consistant à demander aux autres, ce qu’ils ont fait pour nous, nous devons plus souvent nous demander ce que nous-mêmes avons fait pour rendre nos quartiers, nos villes, notre pays meilleurs.

En s’efforçant chaque jour, dans l’ombre ou sous le feu des projecteurs, à apporter modestement mais de avec détermination, des solutions, nous devenons, petit à petit, ce changement que nous espérons tant voir chez les autres.

Qui peut le plus, peut le moins.

« Il ne sert à rien de dénoncer l’injustice et l’arbitraire d’un système si l’action n’est pas organisée pour y mettre un terme ». Ruben Um Nyobe.

Le port du noir comme signe de résistance et symbole de résilience…

Je suis une fois encore en noir ce vendredi 29 juillet 2016 pour rappeler que nous devons restez debout pour nous-mêmes et notre pays.

Nous pouvons devenir une Nation plus Unie, plus Forte et plus Prospère !

Le bien être pour une quantité croissante de Camerounais maintenant et non en 2035, c’est possible !

En noir pour exiger de meilleurs services de base, en solidarité avec les laissés pour compte et victimes d’injustices, en vue de l’instauration d’un Ordre Politique, Economique et Social Juste et Démocratique.

En noir contre tous les projets de confiscation de notre avenir à travers la modification de la Constitution ou tout autre stratagème douteux.

En noir pour rappeler aux autres combattants et combattantes, citoyens informés et actifs, que je suis là, disponible pour poursuivre avec eux les nombreux combats de notre génération.

Ne l’oublions jamais : « Chaque génération doit, dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ». Frantz Fanon

AYONS L’AUDACE D’ESPERER ET LE COURAGE D’AGIR !

SOYONS DEBOUTS POUR LE CAMEROUN !

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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