Par Franck Essi
Ce 04 aout 2016, l’accord de partenariat économique d’étape entre l’Union Européenne et le Cameroun est officiellement entré en vigueur. Cet accord tant décrié, parce que mettant en concurrence deux partenaires inégaux[1], a été ratifié par le Cameroun le 27 Juillet 2014. Par cette entrée en vigueur, les entreprises, les ménages et le Gouvernement camerounais entrent dans une nouvelle ère qui suscite plus de craintes que d’espoir. Craintes justifiées par le fait que nous entrons dans une zone inconnue avec un partenaire avec qui nous avons eu un passé pour le moins tumultueux. Depuis notre indépendance, nous n’avions plus été officiellement confrontés à une concurrence aussi frontale et brutale avec les opérateurs économiques européens. D’autre part, le Cameroun déclenche plus ou moins, selon certains, la mise à mort du processus d’intégration déjà bancal en Afrique Centrale en signant à contrecourant cet accord de partenariat économique.
Dès lors que cet accord est signé et est aujourd’hui entré en vigueur, il nous revient désormais d’examiner ce qui peut être fait pour nous faire face à ces nouvelles contraintes et saisir les opportunités, si opportunités il y a, de cette nouvelle configuration des relations commerciales entre l’Union Européenne et le Cameroun.
Pour y arriver, il ne serait pas superflu de revenir sur le chemin qui nous a conduit à la situation actuelle, le contenu de ces accords et d’analyser les paramètres clés pour une gestion optimale de la situation actuelle.
SOMMAIRE
I – Présentation des APE / Les Accords de partenariat économique en question
II – Analyse des incidences éventuelles de l’entrée en vigueur des APE au Cameroun
III – Analyse des réponses et tentatives d’adaptation de l’économie actuelle à la nouvelle donne
IV – Les enseignements à tirer de cet autre rendez-vous manqué par les africains