image OUI, ENSEMBLE, NOUS POUVONS VENIR À BOUT DE CE SYSTÈME !

Salut cher/e concitoyen/ne,

J’espère que tu vas bien. Si ce n’est pas le cas, permets – moi de t’insuffler un peu de force et de courage par ces mots d’encouragement. Je sais qu’un guerrier sommeille en toi et c’est ce dernier qui doit toujours triompher.

Je te contacte parce que je te sais sceptique voire très opposé à la mascarade électorale en cours au Cameroun.

Toi et moi savons que pour que prennent fin les crises graves que traverse notre pays, il nous faut absolument mettre un terme au régime actuel de Yaoundé.

Il faut s’attaquer à la source de ce cancer qui ne cesse de se métastaser dans tout le corps social.

Les vraies questions sont :

– Qui le fera ?

– Comment cela peut – il se faire?

Je te le concède, quand on observe la plupart des acteurs de la scène publique, on est tenté de désespérer.

Je le reconnais, quand on regarde l’apparent déséquilibre des forces en faveur du régime, on est tenté de croire la tache impossible.

Mais nous ne devons pas oublier certaines choses :

1- Aucun régime au monde n’est éternel. Les plus puissants empires et les plus grandes civilisations se sont un jour effondrés. Tout ce qui a un début a une fin. La fin n’est jamais loin lorsque la force et la violence deviennent les réponses systematiques apportées aux injustices et aux plaintes légitimes des populations. Si des régimes plus puissants ont connu une disparition, ce n’est pas celui de Yaoundé qui ne connaitra pas de fin. C’est à nous, par nos pensées, nos paroles et nos actions de contribuer à une chute rapide de ce dernier.

2- Aucune dictature n’est tombée par le respect des règles et institutions qu’elle s’est donnée. Le propre de la dictature est d’imposer des règles au reste de la société. C’est de faire violence de manière constante, assidue et appliquée aussi bien à nos corps qu’à nos esprits. La dictature c’est la négation de nos aspirations fondamentales à la justice, à la liberté à la transparence, à la redevabilité des dirigeants devant les populations. Il est illusoire de vouloir que le dictateur, notre bourreau, en obéissant sagement à ses règles, nous libère de notre prison. Il faut briser les chaines ! Il faut briser ses règles ! Il faut désobéir ! C’est dans la désobéissance aux injonctions du dictateur que se trouve la fin de notre captivité. Désobéir, c’est résister ! Désobéir, c’est vouloir vivre ! Désobéir, c’est amorcer le processus de démantèlement en soi et dans la société des mécanismes visibles et invisibles qui nous maintiennent captifs.

3- Ils sont une minorité, nous sommes la majorité. Ils prospèrent uniquement parce que nous les laissons prospérer. Ils prospèrent parce que nous leur accordons de l’importance. Ils nous dominent parce que nous ignorons notre force et que nous ne nous sommes pas organisés pour mettre un terme à leur mafia. Ils fanfaronnent parce que nous les laissons faire. Ils sont en place parce qu’ils ont installés en nous des pensées et des croyances qui nous font croire qu’ils sont légitimes, puissants et inatteignables. Ils nous exploitent parce que nous les laissons faire. Et pourtant, si nous prenons conscience de notre pouvoir, faisons preuve de solidarité et de courage, ils ne prospéreront plus autant. Que dis – je, ils n’existeront plus !

Si tu me suis bien, tu auras compris que je veux juste te rappeler des vérités que tu sais au fond de ton coeur.

Ces vérités, les médias, les soi – disant leaders d’opinion et le régime veulent bien te les cacher. Ils veulent te convaincre que tu n’es rien et que tu ne peux rien. Ils veulent absolument te convaincre que tu es seul. Ils veulent que tu crois que la solidarité avec les autres est impossible. Ils disent et répètent que le mieux que tu puisses espérer, c’est ce qu’ils voudront bien te donner. Ils te disent qu’il y a une seule manière de faire, leur manière. Il y a un seul monde, leur monde. Il n’y a que leurs valeurs et rien d’autre n’est réaliste.

En les écoutant, tu ne peux que devenir quelqu’un de résigné, abattu, désespéré qui s’efforce de survivre autant que possible. Dans bien des cas, ils finissent par te transformer en un complice qui, soit par indifférence, soit par ambition, devient le bourreau des autres. Ce faisant, tu reproduis à ta petite échelle, tout le mal dont tu as souffert et que tu as souvent dénoncé. Victime à l’origine, tu deviens de ce fait un acteur et un bénéficiaire du système que jadis tu pourfendais.

Je t’écris pour que tu puisses faire un sursaut. Te rappeler que tu peux si tu veux. Il n’y a pas de fatalité. Chaque jour doit être une occasion de lutte et de triomphe. Chaque jour, par cette lutte persévérante et lucide sur toi – même et contre certaines pratiques, tu deviendras petit à petit une partie de la solution et non une cause de problème.

Je t’écris pour aussi te dire que, toi et moi, nous devons cesser d’être des victimes consentantes de nos bourreaux. Nous devons et pouvons ensemble, par des actes constants, synchronisés et déterminés, chasser cette obscurité et cette saleté en nous, autour de nous et dans la société.

Nous ne pouvons pas cautionner n’importe quoi. Nous ne pouvons plus sacrifier aux idoles. Nous devons être cohérents. Nous devons être humains! Nous devons être vrais ! Nous devons nous tenir debout ! Nous devons agir de manière à laisser nos maisons, nos quartiers, nos villes et notre pays dans l’état dans lequel nous aurions aimé les trouver.

Pour le faire, nous devons faire FRONT et faire FOULE !

En faisant FOULE et FRONT, nous augmenterons aussi bien les chances que la vitesse d’apparition de cette société nouvelle à laquelle nos cœurs aspirent.

J’espère pouvoir compter sur toi.

Franck Essi
Douala, le 08 février 2020

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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