INONDATIONS DANS NOS VILLES : L’URGENCE D’UNE RÉPONSE HUMANITAIRE.

Il y a certes beaucoup de choses à dire sur la gestion passée et actuelle de nos villes.

Il y a certes de nombreuses critiques pertinentes à formuler sur les manquements divers dans les domaines de l’urbanisme, les logements, la construction et le curage des drains.

Mais à l’heure actuelle, au regard de la saison des pluies qui n’est pas loin de s’achever, il urge d’accompagner les plus vulnérables.

Ceci peut se faire en creusant les pistes suivantes à travers des concertations avec les populations :

1- Évaluer les dégâts et recenser les besoins les plus pressants dans les zones affectées et les autres zones à risque.

2- Identifier et aménager des lieux dans les églises, les écoles ou les d’autres espaces pour les populations qui pourraient encore subir les inondations.

3- Adjoindre aux sapeurs – pompiers des jeunes de nos quartier pour aider à secourir les populations. Il y a des personnes qui peuvent rapidement être formées dans chaque quartier.

4 – Intensifier pendant les moments d’accalmie le curage des drains dans nos villes.

5- Envisagez le déplacement temporaire d’une partie des populations (Enfants, malades, personnes âgées) vivant dans des zones à risque.

6 – Déployer une équipe médicale pour prévenir ou traiter les populations contre les maladies hydriques.

7- Mettre en place une équipe de veille et de suivi qui comprend tous les organes déconcentrés de l’État en charge des villes, les mairies, les chefferies et des représentants associatifs. Cette task force doit collecter les informations et suggérer des mesures en fonction des moyens disponibles.

Ces mesures peuvent et doivent être pleinement mises en oeuvre là où elles ne le sont pas encore.

Ceci est d’autant plus important qu’il y aura, d’après les prévisions, d’autres épisodes pluvieux importants.

Ces mesures sont loin d’être exhaustives. Mais elles indiquent la nécessité et la possibilité d’organiser une réponse à court terme qui sauve des vies et atténué le malheur des personnes affectées.

Il est important à très court terme de mobiliser l’intelligence collective pour atténuer l’impact négatif des pluies sur les personnes et leurs biens.

Par la suite, il faudra immanquablement s’attaquer aux problèmes structurels qui nous mettent dans ces situations dramatiques.

Franck Essi, 23 août 2020

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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