FAISONS NOTRE PART DU TRAVAIL !

Par Franck Essi

Il y a trop de problèmes !

En effet, qui oserait nier qu’il y a trop de situations inacceptables, trop de vols, trop de chaos, trop de « personnes bêtes et méchantes », trop de personnes qui nous énervent, trop de conflits, trop de tribalisme et d’hypocrisie, trop d’insécurité, trop d’injustices, trop de choses qui nous donnent envie de désespérer de tous et de tout ?

Quand on regarde la situation politique, les difficultés économiques, les tensions sociales et notre propre porte – monnaie qui se vide de plus en plus chaque jour, on peut difficilement nier que les choses vont de mal en pire.

Même si certains parmi nous ne sont pas d’accord avec cette photographie de la situation, tel n’est pas le débat et tel n’est pas l’essentiel.

L’essentiel est ailleurs.

Il est dans ce que nous faisons de cette situation critique.

Il est dans ce que nous apportons comme contribution concrète et tangible au changement de la situation jugée de plus en plus catastrophique.

Il est dans la réponse que nous donnons aux différentes interrogations et interpellations que ces situations problématiques soulèvent.

Il est dans l’attitude, le comportement et les actes que nous choisissons de poser en tant que membres d’une société en proie à des crises profondes.

Au lieu de se consacrer à cet essentiel, nous nous laissons aller assez facilement à des distractions et des renoncements qui, en fin de journée, entretiennent et approfondissent les situations critiques que nous décrions.

Au lieu de nous interroger honnêtement sur les causes et les responsabilités de cet état des choses, nous, les premiers concernés, nous transformons en spectateurs, commentateurs et agents actifs de notre propre descente aux enfers.

Nous faisons comme si, jamais dans l’histoire, la transformation positive d’une société ne s’est opérée sans un engagement éclairé, exigeant et constant d’une masse critique de citoyens / es pour faire émerger un ordre social, économique et politique meilleur.

Les problèmes que nous connaissons actuellement sont grands et complexes. Ils sont identitaires, politiques, économiques, sociaux et désormais sécuritaires.

Ils exigent de notre part, chacun à son niveau, de la grandeur et de l’intelligence dans les réponses à apporter.

Ces problèmes sont tellement graves, profonds et complexes qu’ils commandent comme seule réponse viable, sérieuse et durable une refondation des bases institutionnelles de ce pays. Cette refondation suppose d’inventer le nouveau consensus national et le nouveau contrat social entre individus et communautés diverses de notre pays.

Si nous considérons que cette refondation ne peut pas être un simple ajustement à la marge du système actuel, nous devons le dire !

Si nous considérons que la cécité et l’aveuglement volontaire de ce qui nous tient lieu d’élites nous conduiront dans un chaos plus profond, nous devons en tirer toutes les conséquences.

Personnellement, je me réjouis de voir de nombreuses personnes agir contre les injustices, prêcher l’amour, proposer des solutions et dénoncer les dérives.

Elles maintiennent par leur exemple ma propre flamme et m’encouragent à persévérer dans la voie de l’honneur, de l’intégrité et de la positivité.

Ces personnes qui, au – delà de simples considérations de bien – être personnel, font leur part du travail.

Elles n’attendent pas que les autres changent d’abord. Elles se changent elles – mêmes et offrent aux autres un exemple positif à suivre.

Par leurs actes et leur impact, elles sont sans aucun doute possible, la raison pour laquelle le pays ne s’est pas encore totalement effondré.

Nous ne devons pas seulement les apprécier et les féliciter.

À leurs côtés, avec notre propre génie et notre propre lumière, nous devons faire grandir cette masse de ceux et celles qui ont décidé d’oser inventer un avenir radieux tel que le préconisait Thomas Sankara.

A leur image et à l’image de ces héros d’hier et d’aujourd’hui, célèbres et anonymes, restons focalisés sur l’essentiel.

Faisons notre part du travail !

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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