Some ideas and positions of Thomas Sankara that current generations of progressive African activists would benefit from assimilating

I share with you this short reflection after my umpteenth visit to the Thomas Sankara monument. Each visit to this site always leaves me with a particular emotion. This time again, it was a strong moment. I would have liked to meditate on the new site of his tomb, but the work in progress did not allow it. That said, the strength of his thought and the power of his legacy resonate well beyond physical places. It is impossible not to leave with ideas in mind. It is impossible not to ask questions.

Sankara is more than a face on a monument. He is a spirit that challenges. A voice that disturbs. An example that inspires. And I tell myself that we, progressive activists today, still have so much to learn from him. So much to assimilate.

Here are some of the ideas and postures that I believe are essential to keep in mind:

1. Think for yourself, act for yourself

Sankara repeated tirelessly that no authentic revolution could be made in dependence. We must break the chains of economic and intellectual submission. Imagine our own solutions, with our own resources.

I wonder: Are we really ready to assume this degree of independence?

Do we have the courage to propose another way, far from imported recipes?

2. Align your actions with your words

With Sankara, there was no double talk. He lived what he preached. Simplicity. Integrity. Refusal of privileges. He understood that a credible leader must first govern himself.

Honestly, who among us can claim to live totally in coherence with his commitments?

This personal reminder to order is more than necessary.

3. Making Women’s Liberation a Priority

Sankara said it clearly: “Revolution and women’s liberation go hand in hand.” No change without equality. No future without the full participation of women.

Frankly, where are we on this point?

Are we as radical as he was on this fundamental issue?

4. Promoting local production and building a sovereign economy

“Let’s consume what we produce.”

It was not just a slogan. It was a political strategy. A way to assert our economic sovereignty.

The real question: How, in a world dominated by imported overconsumption, can we put this idea back at the heart of our priorities?

5. Having the courage to say no

Say no to unjust debt. No to corruption. No to interference. Sankara paid a high price for his refusals. But his “no”s restored dignity to a people.

I wonder: Do we still have this ability to say no, even when it costs us?

6. Placing ecology at the heart of the fight

Well before the climate became a global issue, Sankara had already understood the urgency of protecting the environment. Reforestation, sustainable management of resources: that was also his revolution.

Today, can we still claim to defend a progressive cause without integrating the ecological question?

Every time I visit this monument, I realize that Sankara did not just leave us speeches. He left us a call. A challenge. That of continuing an unfinished work.

We do not have to agree on everything. But we have a duty to assimilate the essential. Because deep down, his vision was simple: dare to invent the future.

So, let’s dare. Let’s dare to think differently. Let’s dare to live differently. Let’s dare to fight differently.

“Woe to those who gag the people.”

The warning remains relevant. The mission too.

— Franck Essi

#WeHaveTheChoice

#WeHaveThePower

#TurnOnOurBrains

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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