Sortie des Pays de l’AES de la CEDEAO : Défis et Conséquences pour l’Afrique de l’Ouest

Par Franck Essi,

Article rédigé le 02 février 2025

Le retrait officiel du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), annoncé le 29 janvier 2025, marque un tournant historique dans l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Face aux sanctions et aux tensions diplomatiques, ces trois pays ont choisi de s’unir sous l’Alliance des États du Sahel (AES), en mettant en avant leur souveraineté politique et économique. Cependant, cette décision entraîne de nombreux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tant pour les pays de l’AES que pour l’ensemble de la sous-région. Cet article examine les principales conséquences de ce retrait et les ajustements nécessaires pour préserver la stabilité de la région.
 
I – Les défis que posent le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO
 
Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pose de nombreux défis pour la région ouest-africaine. Voici les principaux enjeux de cette décision :


1. Défis économiques et commerciaux
Les défis économiques et sociaux liés au retrait des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO se manifestent sur plusieurs niveaux :


1.1 Risque d’isolement commercial et perte des avantages du marché régional.
La CEDEAO représente un marché de plus de 400 millions d’habitants avec des mécanismes de libre circulation des biens et des services. La sortie de l’AES entraîne :
Une perte d’accès préférentiel au marché sous-régional, ce qui pourrait réduire les échanges commerciaux avec les autres pays membres.
Une hausse des tarifs douaniers et des coûts d’importation/exportation, rendant les produits plus chers et réduisant la compétitivité des entreprises locales.
Une dépendance accrue aux nouveaux partenaires comme la Russie ou la Chine, dont l’intégration économique avec ces États reste incertaine.


1.2 Fragilisation des échanges monétaires et financiers
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso utilisent le franc CFA, adossé à la BCEAO et à la zone UEMOA. La sortie de la CEDEAO et les annonces d’une création future d’une monnaie de l’AES pourraient créer une certaine instabilité monétaire et financière. Parmi les risques économiques :
Une éventuelle exclusion des mécanismes de financement de l’UEMOA, si les tensions avec la CEDEAO s’intensifient.
Un accès plus difficile aux investissements étrangers, les investisseurs étant souvent réticents à opérer dans un environnement politique et économique incertain.
Une pression accrue sur les réserves de change, en cas de perte de soutien des institutions financières régionales.


1.3 Réduction des financements internationaux et des investissements
Les institutions financières comme la Banque mondiale, le FMI et la BAD collaborent souvent en coordination avec la CEDEAO. La sortie de l’AES pourrait engendrer :
Une baisse des aides budgétaires si les partenaires financiers estiment que ces pays sont devenus plus risqués.
Un affaiblissement du secteur privé, en raison du manque de garanties et de mécanismes d’accompagnement du commerce intra-régional.
Une plus grande dépendance aux ressources internes, alors que ces économies sont fortement dépendantes de l’exportation de matières premières.
 
1.4 Risques accrus pour le secteur agricole et agroalimentaire
L’AES dépend des importations alimentaires en provenance de la région CEDEAO. La sortie pourrait entraîner :
Des difficultés d’approvisionnement en produits alimentaires, en raison de la hausse des coûts logistiques et douaniers.
Une vulnérabilité accrue face aux chocs climatiques, sans les mécanismes régionaux d’aide à la résilience agricole.
Un risque d’insécurité alimentaire plus marqué, dans des pays où la malnutrition est déjà une préoccupation majeure.
 
1.5 Réajustements monétaires et financiers 
Bien que les pays de l’AES restent, pour l’heure, liés à l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et utilisent le franc CFA, le retrait de la CEDEAO pourrait forcer une redéfinition des politiques économiques régionales. Cela pourrait conduire à des tensions sur le plan de la coordination des politiques budgétaires et des mécanismes de soutien financier au niveau régional, notamment en cas de crises économiques ou de chocs extérieurs.
 
2. Défis sociaux


2.1. Impact sur la mobilité et la libre circulation des populations
L’un des piliers de la CEDEAO est la libre circulation des personnes. Avec ce retrait, les populations des pays de l’AES pourraient faire face à :
Des restrictions aux déplacements et aux opportunités économiques dans les autres pays de la région.
Une augmentation du coût des formalités de voyage, avec la réintroduction éventuelle de visas ou de taxes de séjour.
Une précarisation des travailleurs migrants, notamment ceux du Burkina Faso et du Niger installés en Côte d’Ivoire, au Ghana ou au Sénégal.


2.2. Risques de précarisation et de détérioration des conditions de vie
L’impact économique de la sortie de la CEDEAO pourrait aggraver la pauvreté et l’inflation, entraînant :
Une baisse du pouvoir d’achat, en raison de la hausse des prix des biens importés.
Des tensions sociales accrues, notamment dans les zones urbaines où les conditions de vie sont déjà précaires.
Une détérioration des services publics, faute de ressources budgétaires suffisantes pour financer l’éducation et la santé.


2.3. Perturbations dans le secteur de l’éducation et de la formation
Les étudiants et les chercheurs bénéficiaient de programmes d’échanges dans l’espace CEDEAO. Avec ce retrait :
Les opportunités de formation à l’étranger pourraient se réduire, notamment pour les bourses d’études régionales.
La reconnaissance des diplômes entre les États pourrait devenir plus complexe, rendant l’insertion professionnelle plus difficile.
Les universités et écoles professionnelles risquent un affaiblissement de leurs financements, en raison de la réduction des collaborations académiques régionales.


2.4. Conséquences sur la coopération en matière de santé et d’aide humanitaire
La CEDEAO joue un rôle important dans la coordination des réponses aux crises sanitaires et humanitaires. Avec cette sortie, les défis incluent :
Une diminution du soutien logistique pour les crises sanitaires, comme lors de l’épidémie d’Ebola.
Un accès plus restreint aux aides humanitaires régionales, alors que les trois pays font face à de graves crises humanitaires liées aux conflits et aux déplacements de population.
Un ralentissement des initiatives de santé publique, notamment celles liées à la vaccination et à la lutte contre les maladies endémiques.


2.5 Renforcement des inégalités et précarité
Le retrait pourrait accentuer les disparités socio-économiques entre les États membres restants et ceux qui se retirent. Dans un contexte où les économies des pays de l’AES sont déjà fragiles, l’isolement économique pourrait aggraver la pauvreté, rendre plus difficile la mise en œuvre des politiques de protection sociale et réduire les ressources allouées aux services publics essentiels, tels que la santé et l’éducation.


2.6 Fragilisation de la cohésion sociale régionale
Historiquement, la CEDEAO a contribué à renforcer le sentiment d’appartenance régionale et la solidarité entre les peuples d’Afrique de l’Ouest. La rupture avec le bloc risque de fragmenter cette cohésion, en créant deux espaces distincts de coopération et en favorisant le repli nationaliste. Ce repli peut mener à une montée des tensions sociales et à un sentiment d’exclusion parmi les populations, notamment dans les zones frontalières.
 
3. Défis sécuritaires
Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a des implications sécuritaires majeures dans une région déjà marquée par l’expansion du terrorisme, l’instabilité politique et la montée des tensions interétatiques. Cette décision soulève plusieurs défis pour la sécurité des États concernés et de l’ensemble de la sous-région.


 
3.1 Une Coopération Régionale Affaiblie dans la Lutte contre le Terrorisme
Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont les plus touchés par le terrorisme en Afrique de l’Ouest. La sortie de la CEDEAO risque d’affaiblir la coordination régionale et de compliquer :
Le partage du renseignement entre les forces de sécurité des pays membres et les structures régionales spécialisées.
Les opérations conjointes entre les armées de la CEDEAO et celles des pays de l’AES, rendant plus difficiles les interventions transfrontalières contre les groupes djihadistes.
La coopération avec les pays côtiers de la sous-région, notamment dans le cadre de l’Initiative d’Accra, qui vise à empêcher l’expansion du terrorisme vers le golfe de Guinée.
Il en résulterait comme risque un renforcement des groupes armés terroristes (EIGS, JNIM, Boko Haram) qui exploiteront les failles sécuritaires laissées par la fin des mécanismes de coopération régionale.
 
3.2 Un Isolement Militaire et une Réduction des Appuis Logistiques et Financiers
Les pays de l’AES bénéficiaient du soutien logistique et financier de la CEDEAO dans plusieurs domaines sécuritaires :
Financements pour l’équipement militaire et la modernisation des forces de défense. La CEDEAO finançait effectivement des projets sécuritaires dans les pays de l’AES, notamment via la Banque d’investissement (BIDC) et des programmes régionaux évalués à plus de 500 millions de dollars. Ces fonds couvraient l’équipement militaire, la formation et la protection des frontières.
Soutien technique et formation pour les forces de sécurité à travers l’École de Maintien de la Paix (EMP) et d’autres institutions régionales. L’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB) au Mali, soutenue par la CEDEAO et l’ONU, formait des contingents ouest-africains.
Appui à la restructuration des armées nationales, notamment pour la protection des frontières.
Avec le retrait de la CEDEAO, ces aides risquent de se tarir, forçant les régimes militaires à se tourner vers d’autres partenaires, notamment la Russie, l’Iran ou la Turquie.
Il en découle un risque de dépendance accrue aux mercenaires (ex. : Wagner), ce qui pourrait entraîner des violations des droits humains et des tensions diplomatiques avec les États voisins.
 
3.4 Une Instabilité Frontalière et un Risque d’Escalade des Conflits
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger partagent des frontières très poreuses avec des États encore membres de la CEDEAO comme la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Nigeria.
Leur retrait pourrait créer :
Une militarisation accrue des frontières, chaque État renforçant ses dispositifs par crainte d’une infiltration terroriste ou d’une contrebande accrue.
Des incidents frontaliers et des tensions diplomatiques, notamment avec des pays comme le Bénin et la Côte d’Ivoire, qui ont déjà signalé des incursions de terroristes en provenance des zones contrôlées par l’AES.
Un risque de conflit interétatique si des forces armées de l’un des blocs (AES ou CEDEAO) entrent accidentellement ou volontairement sur le territoire d’un État voisin.
Un durcissement des relations entre les pays de l’AES et ceux de la CEDEAO, entraînant une fragmentation sécuritaire de la région peut en découler.
 
3.5 Un Impact sur la Sécurisation des Couloirs Stratégiques
Les pays de l’AES sont enclavés et dépendent des ports des États membres de la CEDEAO (Cotonou, Lomé, Abidjan, Dakar) pour leurs importations et exportations. Le retrait de la CEDEAO pourrait entraîner :
Une insécurité accrue sur les routes commerciales, avec une recrudescence des attaques contre les convois de marchandises.
Une rupture des corridors humanitaires, impactant la livraison de nourriture et de médicaments dans des zones déjà fragilisées par les conflits.
Un développement du marché noir et des trafics transfrontaliers (armes, drogues, hydrocarbures), alimentant les réseaux criminels et les groupes armés.
Une aggravation de l’insécurité dans les zones frontalières, facilitant l’implantation des groupes terroristes et criminels pourrait en être la conséquence.
 
3.6 Une Fragilisation des Forces de Maintien de la Paix
La CEDEAO joue un rôle clé dans le maintien de la paix à travers des missions de stabilisation. Avec la sortie des pays de l’AES :
Les opérations régionales de maintien de la paix pourraient être revues ou suspendues dans les zones en crise. Les deux éléments suivants permettent de l’attester :
La suspension de la Force en Attente de la CEDEAO (FAC) : Cette force d’intervention rapide, créée en 2004, perd 30% de ses effectifs avec le retrait de l’AES, compromettant sa capacité opérationnelle dans la région.
L’affaiblissement de la Mission de la CEDEAO au Mali (MICEMA) : Lancée en 2013, cette mission est désormais privée de son pays hôte, remettant en question son mandat et son financement de 50 millions de dollars annuels.


Le dialogue et la médiation avec les groupes armés risquent d’être affaiblis, faute de canaux de négociation clairs. Deux faits accréditent ce risque :

La rupture des canaux de négociation : Le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM), actif au Sahel, perd ses interlocuteurs traditionnels au sein de la CEDEAO (Cf Rapports International Crisis Group).
La complexification des processus de DDR : Les programmes de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), financés à 60% par la CEDEAO, sont suspendus dans les pays de l’AES, affectant plus de 10 000 ex-combattants selon l’ONU.


La gestion des réfugiés et des déplacés internes pourrait être plus difficile, en raison d’un manque de coordination humanitaire avec les pays voisins. Ceci s’illustre par :
L’interruption du Programme d’urgence pour les réfugiés sahéliens (PURS) : Ce programme, doté d’un budget de 100 millions de dollars sur 5 ans, est gelé, impactant 1,2 million de bénéficiaires au Burkina Faso et au Niger.
L’entrave à la libre circulation : L’instauration de visas entre l’AES et la CEDEAO complique les mouvements transfrontaliers des populations déplacées, comme le souligne un rapport récent du HCR.
Tout ceci a pour conséquences une montée des tensions internes dans les pays de l’AES, avec un risque accru d’affrontements entre groupes armés rivaux et forces gouvernementales.
 
3.7 Une Multiplication des Menaces Hybrides
Avec la fragmentation régionale, d’autres types de menaces sécuritaires pourraient émerger :
Une intensification des cyberattaques, notamment par des acteurs cherchant à déstabiliser les régimes militaires ou à contrôler des infrastructures stratégiques. A titre d’illustration :
Interpol signale une augmentation de 300 % des cyberattaques en Afrique de l’Ouest entre 2022 et 2024, notamment des ransomwares ciblant les infrastructures énergétiques (ex. centrales électriques au Niger).
ISS Africa documente des campagnes de désinformation soutenues par des acteurs étatiques (Russie, Turquie) visant à saper la légitimité des régimes de l’AES.


Un accroissement des actions de déstabilisation de la part de groupes politiques ou ethniques marginalisés, qui pourraient profiter du contexte pour revendiquer plus d’autonomie. En appui à cette observation, les faits suivants :
✓ 42 % des conflits locaux au Sahel central (2023-2024) impliquent des groupes ethniques marginalisés (Dogon, Peuls), réclamant une autonomie accrue (Geneve Call).
✓ D’après l’OCDE, on note une hausse de 60 % des attaques attribuées à des milices communautaires depuis 2022, profitant du retrait des forces internationales (ex. Barkhane, MINUSMA).


Une influence grandissante des puissances extérieures (Russie, Turquie, Iran, Chine), avec des implications sécuritaires imprévisibles. En guise d’illustration :
Russie : Déploiement de l’Africa Corps (ex-Wagner) pour sécuriser les mines d’or et d’uranium, avec des violations des droits humains documentées (massacre de Moura, 2022).
Turquie : Fourniture de drones Bayraktar TB2 utilisés dans des opérations anti-terroristes controversées (ex. frappe civile à Koro, 2024).
Iran : Tentatives d’accords sécuritaires avec le Niger pour l’accès à l’uranium, malgré des capacités limitées.
 
En guise de conclusion
Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO représente un véritable bouleversement géopolitique pour l’Afrique de l’Ouest. Si cette décision est motivée par une volonté d’affirmation de souveraineté, elle expose également ces pays à d’importants défis économiques, sociaux et sécuritaires.
Face à ces enjeux, l’AES devra rapidement trouver des solutions alternatives pour maintenir sa stabilité, renforcer ses capacités de résilience et éviter un isolement prolongé qui pourrait aggraver les crises déjà existantes.
 
 
Sources :
https://www.dw.com/fr/cedeao-aes-sommets-sanctions-consequences-terrorisme/a-69592906
https://www.lepoint.fr/afrique/rupture-entre-les-pays-de-l-aes-et-la-cedeao-et-maintenant-29-01-2025-2581127_3826.php
https://www.ipsa-afrique.org/ecowas-exit-les-enjeux-securitaires-du-retrait-des-etats-de-lalliance-du-sahel-de-la-cedeao/
https://acleddata.com/conflict-watchlist-2025/sahel-and-coastal-west-africa/
 
 

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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