Par Franck Essi

2025 a commencé et se poursuit sur la même tonalité que les années précédentes.
Des scandales, des scandales et encore des scandales !
Des plaintes, des plaintes et encore des plaintes !
De l’attentisme, de l’attentisme et encore de l’attentisme !
Et pourtant, plus que jamais, des actions peuvent et doivent être menées pour inverser la donne à un niveau personnel et bien sûr, à une échelle collective plus grande.
En quoi peuvent consister ces actions ?
1- Exprimer clairement, régulièrement et courageusement son opinion sur la gouvernance de ce pays.
Dans notre contexte, ce n’est pas une petite chose. Elle peut sembler insignifiante en apparence mais elle ne l’est pas en réalité. Si elle est faite de manière régulière, systématique et méthodique, elle fait une différence.
Pour le faire, il faut faire preuve d’engagement, de courage, de discipline et de consistance.
Et en quoi peut consister notre prise de position régulière ?
Il s’agit de dire clairement, précisément et fortement que nous ne sommes pas d’accord avec certaines choses.
Il s’agit de dénoncer clairement ce qui ne va pas.
Il s’agit d’assumer publiquement que certaines choses doivent changer.
Il s’agit de dire, si possible, pourquoi et comment ces choses doivent changer.
Pour le faire, ne nous exprimons pas seulement dans un commentaire anonyme sous une publication sur les réseaux ; mais exprimons-nous régulièrement sur notre mur facebook / twitter (Par exemple), au travail ou dans la vie de tous les jours.
Il s’agit de le faire régulièrement. Nous pouvons le faire soit toutes les semaines, soit tous les deux jours, chaque fois que nécessaire.
A court terme, nous n’influencerons peut-être pas directement les dirigeants responsables de la mauvaise gouvernance. Mais sans aucun doute, nous aurons une influence sur nos proches (Voisins, famille, collègues, etc). Et c’est comme cela que, petit à petit, cette énergie pour le changement se diffusera et s’amplifiera dans la société pour finir par influencer les dirigeants.
Ne l’oublions pas :
- Aucun dirigeant, même en dictature, ne peut tenir contre une opinion publique qui lui est fortement, massivement et durablement défavorable. Il a toujours besoin de démontrer qu’il est soutenu d’une part, d’avoir l’adhésion sincère d’une partie significative de la population d’autre part. En cas d’opinion majoritaire hostile, il sera obligé, au minimum, de faire des concessions et, au mieux, de satisfaire à la demande publique.
- En ayant le courage de nous exprimez publiquement sur des questions d’intérêt général, nous donnons la force et le courage aux autres personnes de le faire. Nous passons d’agent passif à agent actif du changement social.
2- Mener une action concrète de soutien à toute initiative qui vise à s’attaquer à un scandale et à la mal gouvernance systémique.
Il est aussi possible d’apporter sa contribution aux actions initiées par les autres.
Apporter sa contribution ponctuelle peut signifier :
- Signer une pétition. Si la pétition n’est signée que par moins de 1000 personnes dans un pays qui compte 30 millions d’habitants, cela montre que, peut – être, nous ne souhaitons pas ardemment le changement.
- Faire signer la pétition auprès de nos amis et connaissances. Nous l’avons déjà dit, plus nombreux nous serons à nous exprimer, plus rapidement notre avis se fera entendre. Nous ne devons pas seulement partager toutes sortes de contenus divertissants sur les réseaux sociaux. Nous pouvons et devons partager des appels à l’action.
- Prendre un temps pour réfléchir sérieusement et profondément à la situation pour formuler des propositions concrètes à ceux et celles qui luttent déjà. Les bonnes idées peuvent aussi venir de citoyens « ordinaires » comme nous. En raison de nos connaissances et de notre expérience, nous pouvons aussi apporter quelque chose qui fera une différence décisive et positive. Proposons des idées et des solutions !
- Contribuer financièrement et matériellement aux campagnes d’intérêt général. Quand un groupe ou une personnalité semble engager une action sérieuse, n’hésitons pas à nous demander, lorsque nous sommes d’accord, ce que nous pouvons faire concrètement. Ceci passe par l’envoi d’argent ou la remise de tout matériel utile. Aussi modeste que soit votre don, il renforce et accélère ce qui a été engagé par d’autres.
Ne l’oublions pas :
- Le vrai soutien est celui que l’on ressent de manière concrète. Il faut savoir passer du discours de soutien à l’action matérielle / financière de soutien.
- Plus nombreux serons – nous dans une action de salubrité publique, plus grandes sont les chances pour cette dernière d’aboutir.
- L’océan est fait de millions de gouttes d’eau. Soyons cette goutte qui aux côtés des autres provoquera un tsunami positif !
3- Rejoindre le groupe de personnes déjà engagées de façon permanente pour obtenir le changement.
Ceci veut dire concrètement de faire les choses suivantes :
- Devenir membre de toute organisation citoyenne, corporatiste ou politique qui agit pour le changement.
- Consacrer du temps pour se former et mener des actions en vue de produire du changement. Ce qui suppose de ne plus seulement se contenter de son travail ou activité pour gagner son pain quotidien. Mais d’ajouter un travail militant à sa vie. Ainsi, notre vie personnelle comprend les dimensions suivantes : le travail, la vie sociale, le divertissement et l’engagement citoyen ou politique.
- Participer à des actions pour informer et mobiliser le reste des citoyens inactifs.
- Mener des actions qui s’attaquent directement aux responsables des scandales et de la mal gouvernance dans notre pays.
Ne l’oublions pas :
- Seule l’action déterminée, stratégique, organisée et soutenue dans le temps permet de rompre le statu quo.
- Le changement se produit lorsqu’une masse critique de personnes ordinaires agissent régulièrement, à leur niveau et sur une certaine période pour obtenir des avancées substantielles dans le système de gouvernance.
- Le Cameroun ne sera pas plus avancé que les Camerounais.es. Il est donc illusoire d’espérer un changement dans la société sans un changement préalable dans les comportements d’une masse critique de personnes. Steve Biko disait avec raison que « la force de l’oppresseur réside dans la mentalité de l’opprimé ».
- Notre tâche personnelle est de faire partie de la solution et non d’être une cause du problème. Devenir un agent de la bonne gouvernance comprend dès lors deux dimensions : l’effort continu d’exemplarité personnelle d’une part, le courage d’affronter les fossoyeurs de bien public d’autre part.
Ces trois choses prises en compte sont un début d’antidote au » on va faire comment ».
Pensons-y et surtout, agissons !
#NousAvonsLeChoix
#NousAvonsLePouvoir
#AllumonsNosCerveaux
