The banality of evil: When the inhuman becomes ordinary and everyday

By Franck Essi

There are concepts that disturb, that shake you up, that leave you reeling. The concept of the banality of evil, coined by Hannah Arendt, is one of them. It does not simply add a chapter to contemporary political philosophy. It forces us to face a chilling truth: horror does not always come from monsters, but from ordinary men and women. Normal, polite, well-mannered people who obey, adapt and carry out orders.

Arendt is not a theorist of evil in the absolute sense. She does not write about demons, but about bureaucrats. When she attends the trial of Adolf Eichmann, the high-ranking Nazi official responsible for the logistics of the deportation of millions of Jews, she does not find a sadistic executioner. She finds a dull man, without depth, without hatred, without passion. A man who ‘did not think.’ A zealous civil servant who repeated, ‘I was only obeying orders.’

And that is what is so frightening: evil can be committed not out of cruelty, but out of conformity. It can be accomplished without rage, without hatred, without even awareness. It becomes a job, a task, a procedure. A routine.

What Arendt calls the banality of evil is this ability of totalitarian systems – but also of cold bureaucracies, indifferent regimes and dehumanised administrations – to turn crime into a function. To produce men and women capable of killing, oppressing and harming… without ever feeling responsible. Without even asking themselves questions.

And what about us?

It would be wrong to believe that this idea only applies to Nazi Germany. Contemporary Africa is full of post-colonial Eichmanns. State agents who torture without remorse. Magistrates who hand down unjust sentences with a smile. Doctors who let people die because of a lack of resources but also because of indifference. Police officers who extort money as if they were filling out a form. Civil servants who sign unjust orders saying, ‘The boss told me to.’

In our administrations, in our barracks, in our ministries, in our prefectures, in our courts, in our political cells… How many absurd, inhuman, arbitrary decisions are justified not by malice, but by routine? How many lives are broken in the name of service? How many atrocities are committed because ‘that’s the way it’s done’?

The banality of evil is also when a journalist or peaceful activist is arrested without a second thought. When medical care, a grant or justice is denied because a stamp is missing. When a fictitious contract is signed, when an unjust order is carried out, when a wicked law is enforced, without ever asking whether it is right. Whether it is humane.

To think is to resist

Arendt does not give us an excuse. She gives us a warning. It is not Eichmann she wants to understand. It is us. She wants to remind us that the worst can arise from a lack of thought. That to think is to resist. That reflecting on what we do, what we accept, what we condone, is the first act of courage in a sick society.

She tells us: Do not believe that you are safe. Evil does not need monsters. All it needs is indifference. Obedience. A lack of responsibility.

That is why we must raise awareness. We must educate citizens who think. Who question. Who sometimes disobey. Not for the sake of disorder, but in the name of dignity. Of humanity.

It is my firm belief that the banality of evil is a mirror.

It forces us to look at ourselves and ask: What about me? Where am I complicit through my passivity?

Where do I allow the unacceptable to happen in the name of comfort, silence, fear?

Rebuilding society may start here: by no longer trivializing what dehumanizes us.

#IdeasMatter

#WeHaveChoices

#WeHavePower

#Let’sTurnOnOurBrains

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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