Ce que le monde qui s’effondre enseigne aux combattants africains de la démocratie

Par Franck Essi

Il existe des moments dans l’histoire où les illusions tombent toutes à la fois. Nous vivons un de ces moments.

En moins de deux ans, le monde a vu les États-Unis mener l’opération Absolute Resolve au Venezuela, bombarder des infrastructures, capturer et transférer Nicolás Maduro vers New York pour y être jugé.¹ ² ³ Ils ont, avec Israël, lancé une campagne de frappes massives en Iran qui a abouti à l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei et d’une partie du haut commandement iranien, sans mandat du Conseil de sécurité.⁴ ⁵ ⁶ Dans le même mouvement, Washington s’est retiré d’accords multilatéraux, a réduit ses contributions à plusieurs institutions internationales, et redéfini sa politique étrangère autour d’un principe assumé : la paix par la force.⁷ ⁸

Cette formule n’est pas qu’un slogan. C’est une doctrine.

Ce que signifie vraiment « paix par la force »

La « paix par la force » repose sur une conviction simple : les négociations, le multilatéralisme et le droit ne valent que s’ils sont adossés à une supériorité militaire et économique indiscutable. Sans cette supériorité, les règles ne sont que du papier. Avec elle, on choisit celles que l’on applique.⁷ ⁸

Dans cette vision, la paix n’est plus le résultat d’un équilibre négocié entre nations souveraines. Elle est le produit de la domination d’un acteur assez puissant pour imposer ses conditions. Cette logique traverse l’histoire de la politique étrangère américaine depuis la guerre froide. Ce que Trump a fait, c’est la débarrasser de son vernis libéral : il a retiré la rhétorique des droits humains et de la démocratie exportée pour laisser apparaître la structure nue du rapport de force.⁷ ⁸

Parallèlement, ni Gaza, ni l’Ukraine, ni Taïwan, ni l’Afrique des Grands Lacs n’ont été stabilisés par les cadres multilatéraux classiques.⁴ ⁵ L’ONU produit des résolutions, les États les ignorent ou les utilisent à la carte. Les institutions existent encore, mais leur capacité à contraindre les puissants s’érode à vue d’œil.

Et surtout, nous ne sommes plus dans un face-à-face Afrique–Occident. Deux autres puissances structurent désormais le jeu :

  • La Russie combine mercenaires, désinformation et ventes d’armes pour soutenir des régimes autoritaires africains en échange de ressources, de bases et de votes diplomatiques.⁹ ¹⁰
  • La Chine articule financements, infrastructures et appuis politiques à des gouvernements peu soucieux de pluralisme, sous couvert de non-ingérence et de coopération Sud-Sud.¹⁰ ¹¹

Trump, Xi Jinping, Poutine : trois visages différents d’une même idée — la puissance prime les règles, et les règles servent la puissance.⁹ ¹⁰

Pour nous, combattants africains de la démocratie et de la bonne gouvernance, ce basculement n’est pas un arrière-plan lointain. C’est le terrain réel sur lequel nos combats vont désormais se dérouler. Et ce terrain a changé de nature.

Il est temps d’en tirer les leçons, sans fard — et sans illusions rassurantes.

Première leçon : le tuteur extérieur ne viendra pas nous sauver

Pendant trente ans, beaucoup d’entre nous ont entretenu une illusion confortable : une pression internationale suffisamment forte — de Washington, Bruxelles, des institutions financières, des grandes organisations non gouvernementales — finirait par contraindre les régimes autoritaires à reculer.¹² ¹³

Cette illusion était déjà contestable. Elle est désormais dangereuse.

Une puissance qui organise le monde autour de la « paix par la force » n’a aucune raison structurelle de se battre pour les droits politiques de populations vivant dans des États qui ne pèsent pas dans son calcul stratégique.⁷ ⁸ Washington n’a jamais été un promoteur désintéressé de la démocratie : il a soutenu Mobutu, Ben Ali, Mubarak, Biya chaque fois que ses intérêts le commandaient. La nouveauté, c’est qu’il ne prend même plus la peine de maintenir la façade. Les conditionnalités démocratiques s’effacent des accords de coopération. Les sermons sur l’État de droit sonnent creux. La transaction remplace le principe.

Nous serions également naïfs de croire que la Russie ou la Chine nous offrent une alternative meilleure. Remplacer une tutelle par une autre ne change pas la logique : aucune de ces capitales n’a pour priorité la liberté politique des Africains, seulement la stabilité de ses alliés et l’accès à des ressources, des marchés, des soutiens diplomatiques.⁹ ¹⁰

Cela ne signifie pas que nous n’avons plus d’alliés possibles. Cela signifie que personne ne se battra à notre place. Les transformations politiques durables naissent de l’intérieur, ou elles ne naissent pas.

Les appels à la « communauté internationale » gardent un rôle utile :

  • Documenter les violations et constituer des archives de la répression ;
  • Mettre en honte publiquement les régimes défaillants ;
  • Créer des coûts symboliques et diplomatiques pour les gouvernants.

Mais ils ne remplacent ni notre organisation interne, ni la construction d’un rapport de force, ni le patient travail de coalition sociale. Si notre stratégie repose sur un tuteur extérieur imaginaire, nous avons déjà perdu.

Deuxième leçon : le droit international est un champ de bataille, pas un refuge

Le multilatéralisme normatif cède la place à un multilatéralisme sélectif où les règles s’appliquent surtout aux faibles, tandis que les puissances s’en affranchissent dès qu’elles y ont intérêt.¹⁴ ¹⁵

Les frappes américano-israéliennes en Iran ont été conduites sans mandat du Conseil de sécurité. L’opération contre Maduro a violé de front la souveraineté vénézuélienne.¹ ² ⁴ ⁵ Les juridictions condamnent, les rapports s’accumulent, mais aucune force ne vient faire appliquer les décisions. La sanction existe pour ceux qui ne peuvent pas la refuser.

Ce constat n’est pas une raison pour nous retirer du terrain du droit. C’est une raison d’y combattre autrement.

La Cour pénale internationale a poursuivi des chefs d’État africains tout en restant longtemps silencieuse sur des crimes commis par des puissances disposant du droit de veto ou d’un poids économique massif.¹³ ¹⁵ Cette asymétrie est réelle, scandaleuse, et nous devons la dénoncer. Mais si, au nom de cette injustice, nous rejetons en bloc toute norme internationale comme un simple instrument de domination, nous offrons à nos propres régimes autoritaires l’argument idéal pour échapper à toute reddition de comptes.

Notre posture doit être plus exigeante. Elle repose sur trois axes simultanés :

  • Défendre certains principes comme des biens en eux-mêmes — interdiction de la torture, des disparitions forcées, des crimes de masse — indépendamment de tout calcul géopolitique.
  • Utiliser toutes les failles encore ouvertes dans l’architecture internationale : cours régionales africaines, mécanismes onusiens des droits humains, procédures spéciales, contentieux stratégiques.¹³ ¹⁵
  • Dénoncer sans relâche la sélection politique de ces normes, en nommant les responsables et les asymétries.

Ce n’est pas de la naïveté. C’est de la tactique — et de la cohérence : on ne défend pas la dignité humaine en abandonnant les rares armes, imparfaites, qui permettent de la protéger un peu.

Troisième leçon : nos propres mots sont devenus des terrains minés

Une attaque moins visible que la répression physique nous frappe directement : l’attaque contre les concepts que nous défendons.

Démocratie, droits humains, multilatéralisme ont subi une quadruple dégradation :

  • Instrumentalisés par les puissances occidentales qui les brandissent à la carte selon leurs intérêts stratégiques.⁷ ⁸
  • Discrédités par des interventions qui ont semé le chaos durable en Irak, en Libye, en Syrie au nom de ces mêmes valeurs.
  • Récupérés rhétoriquement par des régimes africains autoritaires pour dénoncer l’ingérence extérieure, tout en violant ces principes au quotidien.
  • Répétés mécaniquement par certains d’entre nous, sans travail d’ancrage dans les réalités vécues par nos populations.

Le résultat est un désastre intellectuel et politique : une partie des opinions africaines — notamment les jeunes — associe désormais démocratie à instabilité, droits humains à hypocrisie occidentale, multilatéralisme à système de contrôle.¹³ ¹⁵ Cette confusion a été produite. Elle n’est pas un malentendu innocent. Et nous portons une part de responsabilité dans ce délitement, chaque fois que nous avons répété ces mots sans les remplir de sens concret.

Nous devons donc les redéfinir à partir de nos réalités africaines :

  • La démocratie ne signifie pas des élections abstraites organisées sous pression internationale. Pour un paysan du Noun, un commerçant de Douala, une femme chef de ménage à Ouagadougou, elle signifie d’abord des comptes rendus réels sur l’utilisation de l’argent public, des services de base qui fonctionnent, des institutions qui protègent contre l’arbitraire, une justice qui ne se vend pas, une presse libre qui parle de la vie ordinaire.
  • Les droits humains ne se réduisent pas aux libertés civiques — aussi fondamentales soient-elles. Ils incluent l’accès à l’éducation, à la santé, au travail décent, la protection contre la prédation de l’agent d’État.¹² ¹³ Une conception des droits humains qui ignore les conditions matérielles d’existence de nos populations restera toujours suspecte d’être un luxe d’intellectuels déconnectés.
  • Le multilatéralisme ne peut plus être défendu dans sa forme actuelle, profondément inégale. Nous devons le revendiquer dans une version réformée où les États africains pèsent réellement dans les décisions — gouvernance financière internationale, sécurité collective, biens communs climatiques, numériques, sanitaires.¹⁴ ¹⁵

Si nous ne faisons pas ce travail de réappropriation, nous laissons le terrain à deux ennemis symétriques : les régimes autoritaires locaux qui disqualifient ces concepts comme des importations néocoloniales, et les puissances étrangères qui continuent de les vider de leur substance. Notre démocratie n’a pas besoin d’être validée par Washington ou Bruxelles pour être légitime. Elle doit être désirée et définie par ceux qui y vivent.

Quatrième leçon : nos adversaires apprennent plus vite que nous

Depuis dix ans, les régimes autoritaires africains ont monté en gamme.

Les régimes militaires du Sahel — au Mali, au Burkina Faso, au Niger — ont saisi quelque chose de central : dans l’époque de la « paix par la force », celui qui contrôle le récit de la souveraineté contrôle le débat politique.⁹ ¹⁶ En se présentant comme les défenseurs de l’indépendance nationale contre les tutelles extérieures, ils captent une colère légitime contre les bases militaires étrangères, la monnaie contrôlée de l’extérieur, la corruption des régimes civils longtemps couverts par l’Occident.

Leur manuel opératoire dans l’espace informationnel obéit à une séquence désormais bien rodée :

  • Avant d’arrêter un opposant, on le salit publiquement et on le disqualifie moralement.
  • Avant de fermer un média, on le noie sous la désinformation jusqu’à le rendre illisible.
  • Avant de réprimer, on fabrique un imaginaire où toute critique devient trahison de la patrie.

Ils apprennent aussi des grandes puissances illibérales : surveillance numérique, contrôle des plateformes, usage ciblé de la violence pour terroriser sans trop scandaliser.⁹ ¹⁰

Ce retournement rhétorique est redoutablement efficace contre nous. Il ne sera démonté que si nous sommes capables de dissocier clairement deux choses que nos adversaires confondent délibérément : la souveraineté nationale, qu’il faut défendre, et l’autoritarisme interne, qu’il faut combattre. Ce sont deux questions distinctes, et les mélanger est précisément leur stratégie.

Nous devons donc anticiper, documenter, contre-narrer. Cela suppose des investissements concrets :

  • Des compétences réelles en communication politique et en production de contre-récits.
  • Une veille structurée des réseaux sociaux et des écosystèmes médiatiques.
  • Une capacité à répondre aux discours souverainistes en reconnaissant les blessures légitimes qu’ils mobilisent, tout en démasquant le projet autoritaire qu’ils servent.

Nous devons devenir aussi professionnels dans la défense de la liberté que nos adversaires le sont dans l’organisation de la servitude.

Cinquième leçon : sans doctrine, nos alliances se brisent

Aucun pays africain isolé ne peut peser durablement dans le monde qui vient. Aucun de nos mouvements non plus, s’il reste isolé.

La fragmentation est notre problème structurel, et elle opère à trois niveaux simultanés :

  • Entre États africains et blocs régionaux rivaux, incapables de construire des positions communes sur les grandes questions géopolitiques.
  • Au sein de nos sociétés, selon les lignes ethniques, régionales, religieuses ou linguistiques que nos adversaires savent activer à volonté.
  • Au sein même de nos camps : entre organisations de la société civile et partis politiques, entre générations, entre militants disposant de ressources et militants précaires qui portent les risques les plus lourds.¹² ¹⁷

Nos adversaires gouvernent par la polarisation : ils entretiennent les fractures identitaires, alimentent les rumeurs, financent des oppositions de façade, infiltrent ce qu’ils ne peuvent pas encore écraser ouvertement.

Nous avons trop souvent répondu à cette stratégie par une rhétorique : « nous devons nous unir ». Mais l’unité proclamée sans architecture institutionnelle est une posture, pas un projet.

Ce que le moment exige de nous, c’est une doctrine — pas une idéologie figée, mais un ensemble de principes opératoires qui répondent à des questions concrètes¹³ ¹⁷ :

  • Quelle est notre position sur la désobéissance civile, ses formes, ses limites ?
  • Comment gérons-nous nos conflits de leadership, nos clivages générationnels, nos divergences d’agenda ? Qui arbitre, selon quelles règles que nous aurons toutes et tous acceptées ?
  • Quels financements acceptons-nous, à quelles conditions, avec quelle transparence vis-à-vis de notre base sociale ?
  • Comment articulons-nous la critique des régimes en place et la production d’alternatives programmatiques crédibles sur l’économie, la sécurité, la justice, la décentralisation, la place de l’armée ?
  • Comment nous positionnons-nous vis-à-vis des grandes puissances — occidentales et non-occidentales — sans naïveté ni alignement servile ?

Cette doctrine ne viendra ni des bailleurs, ni des think tanks étrangers, ni des consultants. Elle ne peut naître que de notre propre travail intellectuel et organisationnel. Trois chantiers s’imposent à tout mouvement sérieux parmi nous :

  • Un chantier doctrinal : redéfinir démocratie, droits et souveraineté à partir d’expériences africaines concrètes.
  • Un chantier organisationnel : construire un maillage territorial vivant, protéger matériellement nos militants et leurs familles.
  • Un chantier stratégique : repenser nos rapports aux appareils d’État — armée, administration, justice — et aux puissances extérieures.

Sixième leçon : notre endurance est d’abord une question d’organisation

Dans un monde où la force brute est revendiquée, nos mobilisations émotionnelles — aussi légitimes soient-elles — ne suffisent pas.

Notre propre continent nous offre déjà les deux scénarios. Au Sénégal, en 2024, la tentative de report unilatéral de la présidentielle a été contrée par une combinaison rare : des organisations civiles anciennes, des réseaux comme Aar Sunu Election, des juristes mobilisés, des médias indépendants, une tradition d’engagement construite sur des décennies.¹⁸ ¹⁹ ²⁰ La société sénégalaise n’a pas sauvé sa démocratie par miracle, mais par capital organisationnel accumulé. Ailleurs, des mobilisations massives ont été écrasées ou récupérées par des forces encore plus autoritaires, faute d’infrastructures capables de transformer la colère en puissance politique durable.¹⁴ ¹⁵

L’indignation nous mobilise. Seule l’organisation nous fait durer.

Notre endurance repose sur des choix concrets, trop souvent renvoyés à « plus tard » :

  • Former politiquement nos membres et sympathisants, même sans échéance électorale en vue.
  • Tisser un maillage territorial qui vive en dehors des périodes de crise et des cycles de manifestations.
  • Mettre en place des dispositifs de protection — juridique, matérielle, sociale — pour nos militants et leurs familles exposés à la répression.
  • Diversifier nos ressources financières pour ne pas dépendre des seules lignes budgétaires de bailleurs dont les agendas ne coïncident pas toujours avec les nôtres.¹² ¹⁷
  • Préparer des programmes de réforme concrets pour ne pas être pris au dépourvu si une fenêtre de transition politique s’ouvre.

Ces trois chantiers — doctrinal, organisationnel, stratégique — ne sont pas des luxes. Ils sont les conditions minimales de survie pour tout mouvement qui prétend exister au-delà d’un cycle électoral ou d’une vague de manifestations.

Ce que ce monde brutal exige de nous

Nous ne vivons pas une transition ordonnée entre un ancien et un nouvel ordre. Nous sommes dans une ère de discontinuité : discontinuité des normes, des alliances, des chaînes de valeur, des récits dominants.¹⁴ ¹⁵

Dans un monde où la « paix par la force » est assumée par la première puissance mondiale, nous devons éviter deux pièges symétriques :

  • La capitulation réaliste : imiter les méthodes de nos adversaires au nom de l’efficacité, en glissant progressivement vers des postures autoritaires.
  • L’incantation morale : répéter des principes sans stratégie, sans rapport de force, sans organisation — et se consoler du beau discours face à la défaite.

Nos adversaires — qu’ils s’appellent Trump, Poutine, Xi Jinping, Netanyahou, ou qu’ils dirigent des régimes militaires africains — ont en commun trois choses : une doctrine de la puissance, aussi contestable soit-elle ; des organisations capables de l’exécuter ; et une patience stratégique que nous, leurs adversaires démocratiques, égalons trop rarement.⁹ ¹⁰

Notre réponse ne peut pas être l’improvisation permanente, ni le commentaire indigné des crimes des autres. Elle doit être, elle aussi, organisée, outillée, doctrinée — et portée par des femmes et des hommes qui comprennent que, dans le monde de 2026, défendre la démocratie n’est pas un acte de foi abstrait. C’est un acte politique qui exige compétence, lucidité, discipline et durée.

Nous avons encore une fenêtre d’opportunité. Elle est étroite. Elle ne restera pas ouverte indéfiniment.

Franck Essi

#CeQueJeCrois

#LesIdéesComptent

#AllumonsNosCerveaux

Références

¹ 2026 United States intervention in Venezuela. Wikipédia. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_States_intervention_in_Venezuela

² 2026 United States strikes in Venezuela. Wikipédia. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_States_strikes_in_Venezuela

³ « Spies, drones and blowtorches: How the US captured Maduro ». BBC News. https://www.bbc.com/news/articles/cdred61epg4o

2026 Israeli–United States strikes on Iran. Wikipédia. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_Israeli%E2%80%93United_States_strikes_on_Iran

2026 Iran war. Wikipédia. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_Iran_war

⁶ « What we know about the US-Israeli attack on Iran and Tehran’s retaliation ». CNN, 28 février 2026. https://www.cnn.com/2026/02/28/middleeast/israel-attack-iran-intl-hnk

⁷ « The US capture of President Nicolás Maduro — and attacks on Venezuela — have no justification ». Chatham House, 2026. https://www.chathamhouse.org/2026/01/us-capture-president-nicolas-maduro-and-attacks-venezuela-have-no-justification

⁸ « Making sense of the US military operation in Venezuela ». Brookings Institution, 2026. https://www.brookings.edu/articles/making-sense-of-the-us-military-operation-in-venezuela/

⁹ « Russia in Africa ». Africa Center for Strategic Studies. https://africacenter.org/in-focus/russia-in-africa/

¹⁰ « The New Scramble for Africa: How Russia and China are reshaping the continent ». Defense.info. https://defense.info/highlight-of-the-week/the-new-scramble-for-africa-how-russia-and-china-are-reshaping-the-continent/

¹¹ « Africa-China Relations and the Future of Democracy on the Continent ». YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=eBfnI_0OQ34

¹² Civil Society and Democratic Consolidation in Africa. African Journal of Democracy and Accountability, 2024. https://afea-jad.com/article/civil-society-and-democratic-consolidation-in-africa-13/

¹³ Civil Society and Democratic Consolidation in Africa [PDF]. African Journal of Democracy and Accountability, 2024. https://afea-jad.com/article/download/pdf/13/

¹⁴ Rethinking Strategies for a Peaceful, Secure, and Resilient Africa [PDF]. Foresight Africa 2026, Brookings Institution, janvier 2026. https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2026/01/Foresight-Africa-2026-CHAPTER-4.pdf

¹⁵ « Prospects for democratic resilience in Africa during uncertain times ». CGIAR, 2025. https://cgspace.cgiar.org/items/70f0af34-d5a9-4d42-9b6c-6e3bd67ba874

¹⁶ Democratic Resilience and Civil Society Responses to Military Rule in Africa [PDF]. Spring Journals, 2025. https://springjournals.net/articles/pdf/619611072025

¹⁷ Governance in Southern Africa: Insights from Civil Society. SAIIA, 2025. https://saiia.org.za/wp-content/uploads/2025/10/SAIIA_SR_GovernanceCivilSociety.pdf

¹⁸ « After a Senegalese Constitutional Crisis, Civil Society Leads the Way ». National Democratic Institute, 2024. https://www.ndi.org/our-stories/after-senegalese-constitutional-crisis-civil-society-leads-way

¹⁹ « Senegal’s elections were a triumph for democracy — what went right ». The Conversation, 2024. https://theconversation.com/senegals-elections-were-a-triumph-for-democracy-what-went-right-243488

²⁰ « Senegal: From Constitutional Crisis to Democratic Restoration ». Carnegie Endowment for International Peace, avril 2024. https://carnegieendowment.org/research/2024/04/senegal-from-constitutional-crisis-to-democratic-restoration

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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