SEPT CONSIDÉRATIONS UTILES POUR FAIRE DE 2025 UNE ANNÉE DE GRANDES AVANCÉES POUR LES ACTEURS DU CHANGEMENT AU CAMEROUN

Par Franck Essi

NB : Texte initialement publié en janvier 2025. Je le republie à toutes fins utiles. Texte destiné en priorité à ceux et celles qui aspirent profondément à obtenir un changement profond dans notre pays sans y être arrivé malgré les efforts, les désirs et les sacrifices consentis. Texte qui vise à affiner nos attitudes et suggérer des pistes pour une plus grande efficacité individuelle et collective.

Nous sommes en 2025, une année qui s’annonce très difficile, selon la quasi-totalité des analyses.

Parmi les faits ou tendances qui le justifient, on peut citer : la persistance des anciennes crises, la possibilité de nouvelles crises, la hausse générale des prix, l’augmentation des impôts, la baisse du pouvoir d’achat, la destruction et la raréfaction des emplois, ainsi que la précarisation accrue de la vie.

À cela s’ajoute le fait que nous entrons dans un cycle de consultations électorales très risquées, avec une présidentielle censée se tenir en 2025, suivie des élections locales en 2026, en principe.

À ce jour, nul ne peut prédire avec certitude ce qu’il en sortira.

Dans un tel contexte :

▪S’inquiéter ne sert à rien.

▪Dénoncer ne change pas grand-chose.

▪Réfléchir à des solutions est une nécessité.

▪Prendre des dispositions pour triompher des difficultés constitue la chose la plus sage à faire, que ce soit au niveau individuel ou collectif.

Dans la culture chinoise, le terme « crise » est représenté par deux pictogrammes : l’un signifie « menace » et l’autre « opportunité ».

2025, année de crise, peut, à certaines conditions, être une année où nos craintes et menaces se concrétisent.

2025, année de crise, peut également être une année d’opportunités et de progrès. C’est souvent dans l’adversité que nous déployons nos talents et révélons des qualités inédites.

Que faire pour faire de 2025 une année de victoires et de progrès pour ceux et celles qui militent pour un changement systémique ?

Ci-dessous, quelques pistes de travail pour construire l’état d’esprit approprié dans ces temps troubles et difficiles.

1️⃣ Moins de critiques, plus de propositions.

La critique est utile, nécessaire, et demeure indispensable au développement.

Cependant, même si nous sommes convaincus de la mauvaise foi des dirigeants, il est important de formuler des propositions sur comment faire mieux et plus qu’eux.

Les propositions que l’on formule sont d’abord pour nous-mêmes, ensuite pour les populations, et enfin pour d’éventuels dirigeants animés de bonne foi.

À un niveau personnel, proposer des solutions aux problèmes permet de dépasser le ressentiment et la colère engendrés par les crises pour penser concrètement le changement à construire.

Au niveau des populations, présenter nos propositions entretient l’espoir qu’une alternative existe. Cela renforce leur conviction que la souffrance qu’elles vivent n’est pas une fatalité.

Au niveau des dirigeants, nos propositions les obligent à réagir. Bien communiquées, elles peuvent forcer même les dirigeants de mauvaise foi à faire mieux, sous la contrainte de l’opinion publique.

2️⃣ Moins d’esprit de critique, plus d’esprit critique.

L’esprit de critique se concentre sur les limites des autres, mais il est souvent aveugle à leurs progrès, efforts, ou qualités. Il ignore aussi fréquemment les fautes de son propre camp.

L’esprit critique, en revanche, consiste à tout questionner à l’aune de principes et de valeurs positives.

 Il permet :

– De reconnaître ses propres limites,

– D’apprécier les qualités des adversaires,

– De mettre en avant la vérité et la cohérence, même envers son propre camp.

En 2025, cultivons l’esprit critique pour affronter les épreuves avec plus de justesse et de lucidité.

3️⃣ Moins de « on va faire comment ? », plus de « voici ce que l’on va faire ».

L’expression « on va faire comment ? » est devenue un marqueur d’impuissance et de fatalisme.

En 2025, pensons davantage en termes de :

– « Que pouvons-nous faire ? »,

– « Que devons-nous faire ? »,

– « Qu’allons-nous faire ? »

Ce changement mental nous pousse à chercher des solutions plutôt que de nous enfermer dans la plainte.

4️⃣ Moins de discours, plus d’actions.

Les discours ne changent rien si aucune action ne suit.

Pour que 2025 soit une année de progrès, agissons massivement, méthodiquement et avec persévérance pour concrétiser nos idées.

La question essentielle est : quelles actions allons-nous mener pour résoudre ce problème ?

5️⃣ Moins de distractions, plus d’informations et de formations.

En période difficile, il est essentiel de réduire les distractions et de se concentrer sur les informations utiles et les formations.

Internet ne sert pas uniquement à suivre les buzz.

Il peut devenir un outil puissant pour nous libérer sur tous les plans.

Que 2025 marque cette transition !

6️⃣ Moins de superficialité, plus de profondeur.

La superficialité est la maladie de notre époque, amplifiée par les réseaux sociaux.

Pour progresser en 2025, cultivons des capacités simples mais essentielles :

– La concentration,

– La réflexion approfondie,

– Un travail soutenu et de qualité.

La profondeur et la qualité triomphent toujours de la superficialité.

7️⃣ Moins de navigation à vue, plus de planification.

Trois adages illustrent l’importance de la planification :

– « Qui échoue à planifier, planifie en réalité son échec. »

– « Il n’y a pas de vents favorables pour celui qui n’a pas de cap. »

– « Il n’y a pas de vents défavorables pour celui qui a un cap. »

Pour chaque défi de 2025, qu’il soit social, économique ou politique, fixons des objectifs et élaborons des plans. Le plan ne garantit pas toujours le succès, mais son absence assure l’échec.

En conclusion

2025 et au – delà seront ce que nous aurons décidé d’en faire, grâce à nos objectifs, nos plans, et notre capacité à agir et à nous adapter.

Ces pistes relèvent selon moi du bon sens, mais le bon sens est rarement bien partagé dans les pratiques.

Il ne tient qu’à nous d’être une partie du problème ou d’être une partie de la solution dans notre pays.

Mon intime conviction est que nous avons le choix et nous avons le pouvoir !

Faisons de 2025 une année de victoires et de grands progrès !

Franck Essi

#AllumonsNosCerveaux

#NousAvonsLePouvoir

#NousAvonsLeChoix

#EducationCitoyenne

#CeQueJeCrois

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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