CAMEROUN EN 2025 : REQUIEM CONTRE LES FAUSSES ELITES

Esquisse de réflexion sur une élite contre le peuple

Par Franck Essi

Le 18 juin 2025, sept personnalités originaires du Sud, région d’origine du Président Paul Biya, ont signé un appel solennel appelant les populations de leur terroir à ne plus soutenir sa candidature à la prochaine élection présidentielle. L’acte est fort. Puissant. Même si, sur un plan historique, il n’est pas inédit. Il s’inscrit en effet dans une longue et douloureuse généalogie de dissidence dans le Sud camerounais. Une histoire tissée de courage et de solitude, de trahisons et d’héroïsmes silencieux et méconnus. Une histoire qu’il convient de rappeler en pensée pieuse pour des figures telles que Abel Eyinga et Marthe Ekemeyong Moumié, résistants infatigables à la trahison des promesses faites aux populations et à l’ordre autoritaire qui s’est figé au sommet de l’État depuis plusieurs decennies.

Ce qui rend cet appel singulier aujourd’hui, c’est qu’il survient dans un contexte de verrouillage politique maximal, de régression démocratique avérée, et de crispation identitaire orchestrée. C’est une fissure symbolique dans le « socle granitique » du Chef de l’Etat.

Ce qui le rend éclatant, c’est sa capacité à fissurer l’image d’une communauté supposée unanime, voire fusionnelle, avec le pouvoir. Il fait apparaître une vérité longtemps occultée : au Sud aussi, il y a des voix dissonantes, des intelligences critiques, des porteurs d’alternatives. Les signataires de cet appel – membres et proches de l’opposition au RDPC – incarnent cette tradition de dignité qui ne cède ni au chantage régional ni au confort du silence.

La réaction de Jacques Fame Ndongo, ministre d’État, Secrétaire en charge de la Communication du RDPC et pontife du système Biya, ne s’est pas fait attendre. Le 19 juin 2025, dans un communiqué empreint d’une rhétorique monarchique, il a accusé les signataires de « parricide », les renvoyant à une forme de trahison filiale à l’égard d’un chef de l’État érigé en patriarche sacralisé. Cette rhétorique n’est pas seulement excessive : elle est révélatrice. Elle révèle un système de domination fondé sur la personnification du pouvoir, la tribalisation du débat politique, et la sacralisation de la soumission.

Derrière cette passe d’armes, c’est une question essentielle qui se pose : qu’est-ce qu’une élite, et que signifie en être une dans le Cameroun du RDPC ?

Car le mot est partout utilisé bien que son sens soit rarement interrogé. Et pourtant, de sa redéfinition dépend en grande partie, je le crois, le sort de notre avenir politique. En cela, il faudra aussi décoloniser et assainir nos imaginaires de certains virus de nature à la fois coloniale, néocoloniale et endocoloniale.

D’où vient et que signifie le terme « élite » ?

Chez nous, le mot « élite » est omniprésent, souvent honorifique, rarement interrogé. Pourtant, dans la pensée sociologique classique, il est chargé d’une lourde exigence.

Dans son Traité de sociologie générale (1916), Vilfredo Pareto définit l’élite comme une minorité d’individus les plus performants dans une activité donnée. Il distingue deux catégories : l’élite gouvernante (ceux qui exercent le pouvoir) et l’élite non-gouvernante (les innovateurs, artistes, penseurs, entrepreneurs). Pour Pareto, la stabilité d’une société dépend de la « circulation des élites » : lorsque les élites en place ne laissent plus de place aux plus compétents issus des couches dites inférieures, la dégénérescence et le remplacement deviennent inévitables.

Gaetano Mosca, un autre penseur italien, complète cette vision : toute société est dirigée par une minorité organisée appelée élite. Cette une minorité organisée et cohérente a vocation à structurer toute la société. L’enjeu n’est donc pas l’existence d’une élite en soi, mais la manière dont elle est constituée, reproduite et tenue responsable.

Antonio Gramsci, enfin, apporte une dimension critique essentielle. Il oppose les « intellectuels organiques », enracinés dans les classes populaires et porteurs de transformation, aux « intellectuels traditionnels », alignés sur les dominations établies. C’est cette distinction qui permet de comprendre le décalage entre élite visible et élite légitime.

Ces apports montrent que l’élite n’est pas un statut, mais une responsabilité. Elle ne se définit pas par l’appartenance à une caste, mais par une capacité à penser, éclairer, guider, défendre l’intérêt général. Une élite ne vaut que si elle est utile à la communauté, si elle éclaire le présent, prépare l’avenir, et incarne une exigence supérieure de responsabilité. Elle n’est légitime que si elle tire vers le haut. Elle cesse d’être une reférence si elle se contente d’exister pour conserver son rang.

De ce bref rappel du sens originel du mot « élite », trois leçons s’imposent donc:

  1. Toute société produit des élites.
  2. Ces élites doivent servir, non se servir.
  3. Lorsqu’elles deviennent caste, elles trahissent leur mission.

Qu’en est – il des élites sous le RDPC ?

La fabrication des élites sous le RDPC : entre loyauté et mise en scène, la grande fabrique de la docilité

Au Cameroun, du parti unique à nos jours, la notion d’élite a été méthodiquement dévoyée. L’élite officielle n’est pas celle qui pense, qui propose, qui dérange. Elle est celle qui s’aligne, qui récite, qui applaudit. Elle est le produit d’un système de cooptation et de fidélité, pas d’un processus de mérite ou de dévouement.

Les mécanismes sont connus : nominations clientélistes, gestions ethno-régionales des représentations publiques, promotions sociales fondées sur le silence et / ou l’aveuglement volontaires. Dans ce schéma, l’élite ne rend pas compte à la société. Elle répond à une logique de cour.

Les forums, les fameuses motions de soutien, les grandes messes dites républicaines sont les scènes de ce théâtre politique. Elles ne traduisent pas un débat d’idées. Elles manifestent une volonté de soumission collective, de loyauté affichée et de domestication des différences.

Depuis plusieurs décennies, le régime du RDPC a donc systématiquement fabriqué ses élites sans substance et sans impact, à savoir : des universitaires silencieux, des députés inactifs mais disciplinés, des notables affidés, des entrepreneurs dépendants des marchés publics et indélicats avec les impôts, des fonctionnaires dociles et souvent corrompus. Être reconnu comme élite revient souvent à être visible, connecté, promu – mais rarement utile au peuple.

Une élite sans vision, sans mémoire, sans horizon

Face aux multiples crises que connaît le Cameroun – éducation, santé, sécurité, économie, cohésion sociale, etc – les voix de ladite élite manquent, ou pire : elles rassurent. Elles expliquent, justifient, accompagnent la chute. L’élite officielle semble avoir renoncé à penser. Elle se contente de commenter, de défendre, d’enrober voire d’enjoliver un existant douloureux. Avec elle, la norme est écartée et l’écart est normalisé.

Dans cette optique, les institutions intellectuelles, professionnelles, universitaires sont devenues des couloirs de gestion silencieuse. Le débat est marginalisé. L’innovation est suspecte. La critique est criminalisée. Le courage devient une anomalie.

L’élite n’éclaire plus. Elle assombrit. Elle ne prend plus de risques. Elle les évite. Elle ne construit pas. Elle se conserve.

L’élite contre le peuple : une fracture de confiance

La conséquence directe de cette fabrication est la perte de lien entre ceux qui dirigent et ceux qui subissent.

Cette élite n’écoute pas. Elle ne représente pas. Elle ne rend pas compte. Elle ne vit pas les souffrances ordinaires des populations. Elle vit dans un univers parallèle, dans des forums, des hôtels, des résidences sécurisées. Elle ne connaît ni les files d’attente à l’hôpital, ni les coupures d’eau, ni les écoles délabrées.

Et surtout, elle ne parle pas le langage du peuple. Elle parle en diagrammes, en éléments de langage, en liturgie présidentielle. Elle ne parle pas en vérités partagées, en douleurs vécues, en espoirs collectifs.

Quand l’appel dérange le système

C’est dans ce contexte que l’appel des sept personnalités du Sud prend tout son sens. Il ne constitue pas une révolution. Mais il représente une brèche. Une remise en cause du monopole de la parole que le système a attribué à une élite désignée. C’est une reprise de voix citoyenne. C’est un acte de désobéissance politique fondamental.

La violence symbolique de la réaction du ministre Fame Ndongo n’est pas anodine. En parlant de “parricide”, il ne répond pas à une opinion. Il défend un dogme : celui de la fidélité éternelle, de l’identité asservie, du lien indéfectible entre appartenance ethnique et loyauté politique. L’élite doit représenter le “père”, non la vérité.

Ce renversement de rôle – du notable qui sert le chef à la personnalité publique qui parle pour le peuple – est ce que le régime ne tolère pas. Car il fait tomber le masque de la fiction représentative.

Mais pas seulement…

L’élite comme clé du repli identitaire et verrouillage communautaire

En effet, un des mécanismes les plus pernicieux du système actuel est l’assignation identitaire. On demande à chacun de représenter « sa » région, « sa » tribu, « son » peuple. L’universalité républicaine est déchue au profit du clientélisme ethnique.

Ainsi, lorsqu’un fils du Sud critique le Président, on ne l’accuse pas d’erreur politique, mais de trahison familiale. Le débat politique est remplacé par un chantage affectif, une théâtralisation de la filiation. On parle de « parricide » pour conjurer toute dissidence. Ce mot seul suffit à révéler le niveau de confiscation du débat public.

Mais cette stratégie est dangereuse. Elle essentialise les appartenances, elle alimente les ressentiments interrégionaux, elle empêche toute solidarité nationale. Elle fait de la Nation une mosaïque figée, incapable de se projeter ensemble.

Dès lors, une seule question se pose à nous : que pouvons et que devons-nous faire ?

Changer de régime, refonder l’élite

Le Cameroun doit changer. Et il changera. Tôt ou tard. Sous les effets combinés de la force des choses et des actions de ceux et celles qui résistent, qui disent « NON » et qui osent inventer un autre avenir.

 Mais il ne suffira pas de faire tomber des visages. Il faudra faire tomber des pratiques. Dans cet ordre, une transition politique digne de ce nom devra inclure une refonte complète de la notion d’élite. Cela impliquera :

  • De rompre avec la cooptation et restaurer le suffrage citoyen dans toutes ses dimensions.
  • De réhabiliter le mérite, la compétence, le courage.
  • De garantir l’indépendance des institutions sociales, académiques, culturelles.
  • De promouvoir des figures issues du terrain, de l’engagement désintéressé, de la construction de l’intérêt commun.

Cette refondation de la notion de vraie élite passera par la définition de quelques critères précis pour les identifier.

Qu’est-ce qu’une bonne et une vraie élite dans le contexte d’un Cameroun à réinventer ?

C’est, selon nous, dans notre contexte, une élite légitime. Cette légitimité s’apprécie à l’aune des caractéristiques suivantes :

  • La compétence éprouvée : maîtriser un domaine et agir avec rigueur.
  • L’intégrité : être cohérent entre ce que l’on dit et ce que l’on fait.
  • L’ancrage communautaire : être reconnu pour sa proximité avec les réalités sociales.
  • Le courage de la vérité : savoir dire non au pouvoir et aux puissants quand c’est nécessaire.
  • La créativité politique : proposer, inventer, oser des solutions neuves face aux défis collectifs majeurs de notre société.
  • La relation symbiotique avec le peuple : une aisance à se fondre dans le peuple, à apprendre de ce dernier tout en lui montrant la voie, ceci, dans une dynamique mutuellement enrichissante à travers des liens forts qui portent vers une réalisation toujours plus effective de l’intérêt général et du bien commun.

Evidemment, ces critères ne sont ni des dogmes ni exhaustifs. Mais, il n’en demeure pas moins qu’une élite véritable est celle qui, selon nous, s’élève, non pas au-dessus des autres, mais au-devant des responsabilités collectives.

J’en suis convaincu, dans notre contexte, une élite authentique et légitime est forcément un « Mpodol » à savoir, une personne qui porte la parole des siens. C’est un porte – parole sincère et visionnaire comme le fut l’Incorruptible et l’Immortel Ancêtre de l’avenir et Père de la Nation Camerounaise que fut Ruben Um Nyobe.

Le discernement citoyen, préalable à l’émergence d’une nouvelle élite

Pour bien discerner les vraies élites des fausses élites, il revient aussi aux citoyens de ne plus se laisser confisquer la parole et enrhumer le cerveau. Pour cela, ils doivent interroger ceux qui se réclament du titre d’élite en posant les questions minimales suivantes :

  • Parlent-elles en leur nom ou au nom du peuple ?
  • Servent-elles les institutions ou un chef ?
  • Inspirent-elles la confiance ou imposent-elles la peur ?
  • Portent-elles un projet ou une loyauté ?
  • Résistent-elles ou s’adaptent-elles à tout ?

C’est par ce travail critique permanent que les Camerounais.es pourront remettre de la clarté dans le chaos sémantique actuel. Et surtout, faire disparaitre de la scène, les fausses élites. Car parfois, le changement peut venir du bas, du peuple.

Ce que nous disait Charles Ateba Eyene

Cette polémique entre les signataires de la lettre aux Fils et Filles du Sud et le ministre Fame Ndongo nous rappelle Charles Ateba Eyene.

Dans son ouvrage Les paradoxes du « pays organisateur » : élites productrices ou prédatrices – le cas de la province du Sud-Cameroun à l’ère Biya (1982–2007), publié en 2008 aux Éditions Saint-Paul à Yaoundé, Charles Ateba Eyene brosse un portrait au vitriol des élites camerounaises. Particulièrement dans la région du Sud. Il y avait décrit un système d’accaparement, de reproduction de la médiocrité et de trahison de l’intérêt public.

Seize ans après, cette lecture reste incontournable. Elle nous rappelle que les titres ne font pas les valeurs. Que les nominations ne remplacent pas les engagements. Et que la critique reste la seule voie possible pour refonder une société juste.

Mon intime conviction : Il n’y a pas de refondation possible de notre pays sans rupture avec les fausses élites

Le véritable crime contre le Cameroun, ce n’est pas de critiquer Paul Biya.

Ce n’est pas de penser autrement.

Ce n’est pas de désobéir à la peur.

Le vrai crime, c’est de continuer à faire semblant.

Les fausses élites ne tomberont pas toutes seules. Elles doivent être remplacées, délogées voire dégagées. Par la force de l’exemple. Par le courage de dire non. Par la reconstruction d’un lien politique basé sur le mérite, le service, la responsabilité.

En cela, toute parole critique de cet ordre est un premier pas salutaire.

Ne l’oublions jamais : Ce pays ne changera pas parce que ses dirigeants le voudront, mais parce que ses citoyens refuseront de se taire.

Quand le peuple se lève, les choses changent !

Franck Essi

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

Un commentaire

  1. Je vais remarqué que si ces <intellectuels> qui ont fait cette <sortie denonciatrice> n’étaient pas issues du <sud cameroun> les représailles du pouvoir ne se seraient pas limitées à la simple sortie du ministre d’état (ce qui prouve déjà le caractère tribal du pouvoir en place), sans parler de l’emploi des termes comme <socle granitique> qu’on ne retrouve la plupart du temps qu’au cameroon et venant particulierement du parti <rdpc> et pour moi n’ont pas place dans le discours politique, néanmoins c’est bien que les intellectuels et ressortissants issues de cette région <sud> aient enfin compris que la bonne gouvernance doit absolument sévir partout dans le pays pour l’intérêt commun et non seulement pour sa région natale .

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