Par Franck Essi
Cโest mon intime conviction.
Je le crois dโautant plus que jโai souvent du mal ร comprendre pourquoi, en famille, dans nos associations, nos entreprises, nos mouvements citoyens et politiques, nous avons si souvent tendance ร mettre en avant ce qui nous divise plutรดt que ce qui nous rassemble.
Et pourtant, dans bien des situations, ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฌ๐จ๐ฆ๐ฆ๐๐ฌ ๐ฅ๐ขรฉ๐ฌ. ๐๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฌ๐จ๐ฆ๐ฆ๐๐ฌ ๐ข๐ง๐ญ๐๐ซ๐รฉ๐ฉ๐๐ง๐๐๐ง๐ญ๐ฌ. Au-delร de nos diffรฉrences, de nos convictions, de nos intรฉrรชts et parfois mรชme de nos oppositions, nous sommes exposรฉs aux consรฉquences des mรชmes pรฉrils. Nous partageons des dรฉfis auxquels aucun de nous ne peut vรฉritablement faire face seul.
Pourquoi alors avons-nous tant de difficultรฉs ร reconnaรฎtre et ร prรฉserver ce que nous avons en commun ?
Peut-รชtre parce que nous sommes parfois davantage prรฉoccupรฉs par notre volontรฉ dโavoir raison, de nous imposer aux autres, de faire prรฉvaloir nos dรฉsirs, nos convictions et nos intรฉrรชts. Peut-รชtre aussi parce que notre รฉgoรฏsme et notre รฉgocentrisme nous empรชchent de reconnaรฎtre que ๐๐๐ซ๐ญ๐๐ข๐ง๐๐ฌ ๐๐ก๐จ๐ฌ๐๐ฌ ๐ฌ๐จ๐ง๐ญ ๐ฉ๐ฅ๐ฎ๐ฌ ๐ข๐ฆ๐ฉ๐จ๐ซ๐ญ๐๐ง๐ญ๐๐ฌ ๐ช๐ฎ๐ ๐ง๐จ๐ฌ ๐๐ข๐๐รฉ๐ซ๐๐ง๐๐๐ฌ.
Mais je crois aussi que nous confondons trop souvent ๐ฅโ๐ฎ๐ง๐ข๐ญรฉ ๐๐ฏ๐๐ ๐ฅโ๐ฎ๐ง๐ข๐๐จ๐ซ๐ฆ๐ข๐ญรฉ, ๐ฅ๐ ๐๐จ๐จ๐ฉรฉ๐ซ๐๐ญ๐ข๐จ๐ง ๐๐ฏ๐๐ ๐ฅโ๐๐๐กรฉ๐ฌ๐ข๐จ๐ง ๐๐ญ ๐ฅ๐ ๐รฉ๐ฌ๐๐๐๐จ๐ซ๐ ๐๐ฏ๐๐ ๐ฅโ๐ข๐ง๐ข๐ฆ๐ข๐ญ๐ขรฉ.
Or, agir ensemble ne signifie pas penser la mรชme chose. Cela ne signifie pas renoncer ร nos convictions, taire nos divergences ou accepter tout ce que pensent et font les autres.
๐๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ฏ๐จ๐ง๐ฌ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐จ๐ฉ๐ฉ๐จ๐ฌ๐๐ซ ๐ฌ๐ฎ๐ซ ๐๐๐ซ๐ญ๐๐ข๐ง๐๐ฌ ๐ช๐ฎ๐๐ฌ๐ญ๐ข๐จ๐ง๐ฌ, ๐รฉ๐๐๐ง๐๐ซ๐ ๐๐๐ฌ ๐ฏ๐ข๐ฌ๐ข๐จ๐ง๐ฌ ๐๐ข๐๐รฉ๐ซ๐๐ง๐ญ๐๐ฌ ๐๐ญ ๐งรฉ๐๐ง๐ฆ๐จ๐ข๐ง๐ฌ ๐ซ๐๐๐จ๐ง๐ง๐รฎ๐ญ๐ซ๐ ๐ช๐ฎโ๐ข๐ฅ ๐๐ฑ๐ข๐ฌ๐ญ๐ ๐๐๐ฌ ๐ข๐ง๐ญรฉ๐ซรช๐ญ๐ฌ, ๐๐๐ฌ ๐ฉ๐ซ๐ข๐ง๐๐ข๐ฉ๐๐ฌ ๐๐ญ ๐๐๐ฌ ๐จ๐๐ฃ๐๐๐ญ๐ข๐๐ฌ ๐๐จ๐ฆ๐ฆ๐ฎ๐ง๐ฌ ๐ช๐ฎ๐ข ๐ฆรฉ๐ซ๐ข๐ญ๐๐ง๐ญ ๐ง๐จ๐ญ๐ซ๐ ๐๐ง๐ ๐๐ ๐๐ฆ๐๐ง๐ญ ๐๐จ๐ฅ๐ฅ๐๐๐ญ๐ข๐.
รvidemment, tous les dรฉsaccords ne sont pas secondaires. Certaines divergences portent sur des principes fondamentaux, des valeurs ou des mรฉthodes que nous ne pouvons pas simplement mettre de cรดtรฉ au nom de lโunitรฉ.
Mais cela devrait prรฉcisรฉment nous conduire ร mieux distinguer ce qui relรจve de nos prรฉfรฉrences personnelles, de nos ambitions particuliรจres et de nos dรฉsaccords lรฉgitimes, de ce qui engage notre avenir commun.
Face aux dรฉfis et aux dangers que nous devons affronter ๐๐๐๐๐๐๐๐, ne pourrions-nous pas apprendre ร faire plus souvent cette distinction ?
Ne pourrions-nous pas rechercher davantage ce qui nous permet de coopรฉrer, sans exiger au prรฉalable que les autres deviennent semblables ร nous ?
Car ๐ฅโ๐๐ฌ๐ฌ๐๐ง๐ญ๐ข๐๐ฅ, ๐โ๐๐ฌ๐ญ ๐๐ฎ๐ฌ๐ฌ๐ข ๐๐ ๐ช๐ฎ๐ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐๐๐ฏ๐จ๐ง๐ฌ ๐ฉ๐ซรฉ๐ฌ๐๐ซ๐ฏ๐๐ซ ๐๐ง๐ฌ๐๐ฆ๐๐ฅ๐ ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ซ ๐ช๐ฎ๐ ๐ง๐จ๐ฌ ๐๐ข๐๐รฉ๐ซ๐๐ง๐๐๐ฌ ๐ฉ๐ฎ๐ข๐ฌ๐ฌ๐๐ง๐ญ ๐๐จ๐ง๐ญ๐ข๐ง๐ฎ๐๐ซ ร ๐๐ฑ๐ข๐ฌ๐ญ๐๐ซ, ๐ฌโ๐๐ฑ๐ฉ๐ซ๐ข๐ฆ๐๐ซ ๐๐ญ ๐ฌโ๐๐๐๐ซ๐จ๐ง๐ญ๐๐ซ ๐ฉ๐๐๐ข๐๐ข๐ช๐ฎ๐๐ฆ๐๐ง๐ญ.
ร quoi nous serviraient nos positions, nos ambitions, nos intรฉrรชts particuliers et mรชme nos victoires individuelles si nous laissions se dรฉgrader les conditions qui rendent possibles notre sรฉcuritรฉ, notre libertรฉ, notre dignitรฉ et notre avenir commun ?
Je crois que ๐ง๐จ๐ญ๐ซ๐ ๐๐๐ฉ๐๐๐ข๐ญรฉ ร ๐๐ ๐ข๐ซ ๐๐ง๐ฌ๐๐ฆ๐๐ฅ๐ ๐ฆ๐๐ฅ๐ ๐ซรฉ ๐ง๐จ๐ฌ ๐๐ข๐๐รฉ๐ซ๐๐ง๐๐๐ฌ ๐๐จ๐ง๐ฌ๐ญ๐ข๐ญ๐ฎ๐ ๐ฎ๐ง๐ ๐๐จ๐ซ๐๐. Elle suppose de la luciditรฉ, du respect, de lโhumilitรฉ et la volontรฉ de ne pas toujours faire de soi-mรชme, de son groupe ou de ses convictions la mesure de toute chose.
Aprรจs tout, ๐๐ฏ๐จ๐ง๐ฌ-๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฏ๐ซ๐๐ข๐ฆ๐๐ง๐ญ ๐๐๐ฌ๐จ๐ข๐ง ๐โรช๐ญ๐ซ๐ ๐โ๐๐๐๐จ๐ซ๐ ๐ฌ๐ฎ๐ซ ๐ญ๐จ๐ฎ๐ญ ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ซ ๐ซ๐๐๐จ๐ง๐ง๐รฎ๐ญ๐ซ๐ ๐ช๐ฎ๐ ๐๐๐ซ๐ญ๐๐ข๐ง๐๐ฌ ๐๐ก๐จ๐ฌ๐๐ฌ ๐ฌ๐จ๐ง๐ญ ๐ฉ๐ฅ๐ฎ๐ฌ ๐ข๐ฆ๐ฉ๐จ๐ซ๐ญ๐๐ง๐ญ๐๐ฌ ๐ช๐ฎ๐ ๐๐ก๐๐๐ฎ๐ง ๐๐ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฉ๐ซ๐ข๐ฌ ๐ข๐ง๐๐ข๐ฏ๐ข๐๐ฎ๐๐ฅ๐ฅ๐๐ฆ๐๐ง๐ญ ?
Je mโinterrogeโฆ
Excellent dรฉbut de semaine ร toutes et ร tous.
๐ ๐ซ๐๐ง๐๐ค ๐๐ฌ๐ฌ๐ข
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