CAMEROUN : LA MATURITÉ D’UN PEUPLE NE SE DÉCRÈTE PAS

Ce que la visite du pape ne peut pas faire à notre place

Par Franck Essi, 19 avril 2026

Lorsque le pape Léon XIV a posé le pied au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, il est devenu le quatrième souverain pontife à fouler ce sol sous la présidence de Paul Biya. Avant lui, Jean-Paul II était venu en 1985, puis en 1995. Benoît XVI avait fait de même en 2009. Trois papes. Trois messages solennels sur la paix, la réconciliation, la justice et la responsabilité morale des dirigeants. Et la question qui s’impose maintenant, avec une clarté que personne ne peut honnêtement esquiver, est celle que Léon XIV lui-même a posée devant les autorités camerounaises : quels fruits ces visites ont-elles réellement produits ? Ce pays que les papes aiment à visiter saura-t-il, cette fois, entendre ce qu’il sait déjà ?

La visite d’un pape dans un pays n’est jamais un événement anodin. Elle suscite de l’espérance, de l’émotion, parfois même une ferveur collective que peu d’institutions savent encore produire. Depuis des siècles, les grandes voix spirituelles réveillent des consciences, rappellent des évidences morales oubliées et exhortent les peuples à se relever.

Mais il faut avoir le courage de dire une chose simple : une visite papale ne remplace ni la lucidité politique, ni la responsabilité des dirigeants, ni l’engagement des citoyens.

Car la crise du NOSO ne se résoudra pas par des sermons. Elle ne prendra fin que lorsque ceux qui gouvernent ce pays accepteront enfin de regarder cette crise pour ce qu’elle est réellement.

Trois papes avant lui : une visite ne change pas un système

Le gouvernement camerounais aime rappeler que Paul Biya a accueilli quatre souverains pontifes sur le sol national. Une fierté affichée, un symbole de rayonnement international. Mais cet argument mérite d’être examiné sérieusement, car il révèle précisément le problème.

Jean-Paul II avait effectué sa première visite au Cameroun en 1985. Biya venait de prendre le pouvoir en 1982. En 1984, le régime avait échappé à une tentative de coup d’État. Il purgeait encore le gouvernement et l’armée lorsque le pape lui rendit visite. La seconde visite de Jean-Paul II, en 1995, intervenait dans un contexte de grogne sociale après le retour théorique du pluralisme. Benoît XVI était venu à son tour en 2009, à Yaoundé.

Dans son allocution lors de cette visite, Léon XIV a évoqué l’héritage de Jean-Paul II et de Benoît XVI, venus au Cameroun avec des messages précis : réconciliation, justice, paix, responsabilité morale des dirigeants. Puis il a demandé, devant une salle remplie de ministres et d’ambassadeurs : quels fruits ces visites ont-elles réellement produits ?

Il est important de prendre en compte le moment choisi pour ces visites : elles ont généralement lieu pendant une crise, lors de périodes de bouleversements qui menacent la survie du régime. Ce schéma — crise, visite pontificale, discours sur la paix, retour au statu quo — s’est répété avec une régularité qui devrait interpeller les consciences. Ces nombreuses visites papales n’ont rien changé à la politique de Biya au Cameroun, qui a maintenu son système de gouvernance durant toutes ces années.

Ce constat n’est pas un procès contre l’Église. Il est une mise en garde contre une tentation bien camerounaise : croire que la légitimation spirituelle peut tenir lieu de réforme politique.

Le pape est allé à Bamenda. Paul Biya, jamais.

Il y a dans la visite de Léon XIV un fait que l’on doit nommer avec toute la clarté qu’il mérite.

Le 16 avril 2026, un pape de 70 ans, venu de Rome dans le cadre d’un voyage apostolique de onze jours à travers l’Afrique, a fait le déplacement jusqu’à Bamenda. Après avoir rejoint la ville par voie aérienne, il a traversé en papamobile une route longeant des maisons en briques de boue aux toits de tôle pour rejoindre la cathédrale Saint-Joseph. Il a écouté les témoignages d’une famille de déplacés internes, d’une veuve, d’un jeune homme arraché à ses études. Il a libéré une colombe blanche devant une foule en larmes.

Paul Biya, lui, n’est jamais allé à Bamenda depuis que cette crise s’est réactivée en 2016.

Pas une fois en dix ans. Pas une visite. Pas un discours sur le sol même de la blessure. Pas un geste qui aurait dit, fût-ce symboliquement : je suis votre président, je vous vois, je reconnais ce que vous traversez.

Que le chef d’un État laisse à un pape étranger le soin d’accomplir ce qu’il aurait dû faire lui-même, c’est plus qu’une défaillance politique. C’est un aveu.

Dans les sociétés africaines, et camerounaise en particulier, la charge symbolique de la présence du chef est immense. Sa présence aurait pu signifier : la crise est réelle, elle me concerne, elle nous concerne tous. Son absence prolongée depuis dix ans dit autre chose : cette partie du pays n’est pas tout à fait mon pays, ou du moins pas assez pour que je daigne m’y rendre. On ne mesure pas à sa juste valeur le poids de ce que la charge présidentielle, bien exercée, aurait pu produire sur des populations meurtries, avides d’un signe que leur souffrance est reconnue. Léon XIV, en allant là où le président camerounais ne va pas, a révélé, par contraste, l’ampleur de cette abdication symbolique.

Ce que Léon XIV a dit — et ce que ses mots impliquent

Dès son arrivée à Yaoundé, Léon XIV avait lancé un appel solennel aux dirigeants politiques pour qu’ils brisent les chaînes de la corruption qui les enchaînent à la recherche du profit. Des mots prononcés en présence des responsables de l’État camerounais, dans la capitale même du régime.

La mission de paix du pape s’est rapidement concrétisée : des séparatistes anglophones ont annoncé une pause de trois jours dans les combats pour coïncider avec sa visite. C’est un geste significatif, même temporaire. Il démontre que la parole pontificale conserve une résonance réelle sur le terrain — ce qui rend d’autant plus saisissant le contraste avec l’inaction politique persistante du pouvoir central.

À Bamenda, devant des victimes directes du conflit, Léon XIV a prononcé des paroles que l’on ne peut pas lire à la légère. Il a déclaré : « Heureux les artisans de paix ! Mais malheur à ceux qui manipulent la religion et le nom même de Dieu pour leur propre bénéfice militaire, économique et politique, en traînant ce qui est sacré dans les ténèbres et la boue. » Il a exhorté la communauté à être l’huile qui se répand sur les blessures humaines. Se présentant comme un pèlerin de paix et d’unité, il a reconnu explicitement la profonde souffrance de la région et appelé les Camerounais à commencer dès aujourd’hui, et non demain, à reconstruire leur société. Il a également condamné les maîtres de la guerre, affirmant qu’ils feignent d’ignorer qu’il ne faut qu’un instant pour détruire.

Ces paroles nomment des responsabilités. Elles posent des exigences morales devant lesquelles le pouvoir camerounais ne peut pas se dérober par un simple sourire protocolaire.

L’Église catholique face à la crise : engagement réel, limites structurelles

L’Église catholique est présente dans chacune des dix régions du Cameroun. C’est l’une des institutions les plus solides du pays, et les Camerounais.es la prennent très au sérieux. Cette implantation lui confère une autorité morale que ni l’État ni les groupes armés ne peuvent ignorer.

Le regretté cardinal Christian Tumi avait réuni des imams et le chef de l’Église presbytérienne pour débattre des solutions à apporter à la crise, conviant les populations anglophones à une conférence générale. Plusieurs responsables catholiques ont régulièrement affirmé que l’Église était déterminée à contribuer à la restauration de la paix. Mais ces annonces n’ont eu aucune conséquence directe sur le terrain. Les divisions intestines entre clergé anglophone et francophone, clergé critique et clergé proche du Gouvernement,  ont empêché l’Église de jouer un rôle pleinement constructif. Et lorsqu’un émissaire pontifical avait été envoyé à Yaoundé dans les premières années de la crise, il avait été perçu dans les cercles diplomatiques comme ayant pris le parti du gouvernement.

L’Église peut accompagner, encourager, interpeller. Elle ne peut pas se substituer à la volonté politique qui seule permet de résoudre des crises structurelles. La résolution du conflit anglophone dépend avant tout du gouvernement camerounais, des leaders séparatistes et d’un vrai dialogue politique.

Une injustice systémique d’État

La crise du NOSO n’est pas, à l’origine, une crise sécuritaire. Elle est, à la racine, une injustice systémique d’État : la liquidation progressive et méthodique, sur plusieurs décennies, d’un pacte politique librement consenti, au détriment d’une partie de la nation dont les droits spécifiques ont été niés, rognés puis réprimés.

Il faut remonter à 1961 et à la conférence constitutionnelle de Foumban, tenue du 17 au 21 juillet. John Ngu Foncha et les représentants du Southern Cameroons pensaient la fédération comme un cadre protégeant de vraies autonomies politiques, juridiques et administratives. Ahmadou Ahidjo, lui, n’adhérait au fédéralisme que comme étape provisoire. Le pacte de départ ne reposait pas sur une vision commune. Il reposait sur une ambiguïté. Et toute ambiguïté fondatrice finit un jour par se payer politiquement.

Le référendum du 20 mai 1972 — annoncé quatorze jours avant le vote, dans un contexte de parti unique — a liquidé ce compromis initial avec 99,99% de « Oui ». Une grande partie de la doctrine juridique camerounaise considère ce processus comme un coup d’État civil, car la Constitution fédérale de 1961 ne prévoyait pas la possibilité d’y mettre fin par la seule voie référendaire. Ce n’était pas une délibération nationale. C’était une ratification organisée. À partir de là, l’État a progressivement neutralisé les garanties censées protéger les spécificités historiques des régions anglophones : système judiciaire de common law fragilisé, système éducatif soumis à des intrusions croissantes, administration fonctionnant comme si l’uniformité était la condition de l’unité.

Non, la crise n’a pas commencé par la violence armée. Ce sont des avocats, puis des enseignants, qui ont relancé la séquence contemporaine en 2016, avec des revendications précises et légitimes. Le 17 janvier 2017, le gouvernement a interdit les activités du consortium de la société civile anglophone, fait arrêter plusieurs leaders et coupé Internet dans les régions anglophones. C’est là qu’une crise encore réversible a été traitée comme une menace à écraser plutôt que comme un conflit à négocier. Quand un État ferme la porte politique à une revendication structurée, il ouvre mécaniquement la fenêtre à la radicalisation. Et quand cet État est structurellement responsable de l’injustice qui nourrit la revendication, sa répression n’est pas une solution : elle est une aggravation.

Le prix humain du refus politique

Depuis 2016, la crise anglophone a fait plus de 6 000 morts selon Amnesty International. En 2024, le Conseil norvégien pour les réfugiés dénombrait 583 113 personnes déplacées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pour 2026, les Nations Unies estiment que 2,9 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire dans le pays.

Ces chiffres ont un nom. Ils mesurent l’effet concret, sur la majorité sociale la plus vulnérable, de décisions prises par des dirigeants que ces conséquences n’atteignent pas directement. La violence ne frappe pas de manière indifférenciée : elle fragilise en priorité ceux qui n’ont ni les ressources ni les réseaux pour se protéger. On parle de trajectoires scolaires brisées, de familles disloquées, d’économies locales réduites à néant, de mort banalisée.

Il faut ajouter à ce tableau une réalité rarement nommée : la crise du NOSO est l’une des crises les plus invisibles à l’international. Ce n’est pas un accident. C’est une stratégie. Le régime camerounais a su verrouiller le récit à l’extérieur avec une efficacité que ses propres réformes internes n’ont jamais atteinte.

Ce qu’impose la lucidité politique : refonder, pas replâtrer

Ce que cette crise exige, nous le savons. Ce n’est pas un secret. Ce n’est pas une formule nouvelle. C’est simplement ce que la raison politique commande depuis des années, et que le pouvoir en place a systématiquement refusé d’accomplir. Car une réponse exclusivement sécuritaire n’a pas fonctionné. Elle ne fonctionnera pas. Huit années de déploiement militaire ont produit la structuration d’une économie de guerre, la banalisation de la violence létale et la normalisation du conflit — pas sa résolution.

Plus que tout, le Cameroun a besoin d’une refondation de l’État.

Non pas d’un replâtrage institutionnel. Non pas d’un dialogue de façade organisé par ceux-là mêmes qui sont responsables de l’impasse. Mais d’un nouveau contrat politique entre les Camerounaises et les Camerounais et leurs institutions — un contrat bâti sur des valeurs contraignantes et non décoratives : la justice, la dignité et l’unité dans la diversité.

Car la devise actuelle — Paix, Travail, Patrie — a montré ses limites. Il ne peut y avoir de paix sans justice. Il ne peut y avoir de travail digne dans l’arbitraire. Et il ne peut y avoir de patrie véritable quand l’injustice fracture la communauté nationale. La crise anglophone est d’abord l’histoire d’une marginalisation politique, culturelle et symbolique longtemps niée, jamais réparée. La corruption systémique est une violence quotidienne infligée à ceux qui n’ont ni réseau, ni piston pour se soustraire à l’arbitraire. La défiance envers les institutions est la conséquence directe d’un appareil judiciaire utilisé comme instrument politique plutôt que comme gardien impartial du droit. Tant qu’on continuera à traiter ces problèmes comme des crises de gouvernance ou de sécurité sans nommer l’injustice qui les alimente, nous continuerons de bricoler des solutions temporaires sans jamais guérir les causes profondes.

Cette refondation passe nécessairement par une réécriture de la Constitution — non comme exercice littéraire, mais comme acte politique fondateur :

  • Une Constitution qui refonde les règles du pouvoir : qui décide, comment, sous quels contrôles et avec quelles sanctions.
  • Une Constitution qui refonde les règles de la confiance : comment le citoyen protège ses droits sans devoir mendier.
  • Une Constitution qui refonde les règles de la proximité : où va l’argent public, qui le gère, au plus près des populations.
  • Et une Constitution qui refonde le récit commun : ce que nous sommes, ce que nous voulons devenir, et comment nous assumons nos différences sans les transformer en prétextes de domination.

L’article 55 de la Constitution de 1996 illustre parfaitement la trahison qui nous guette si nous n’allons pas à la racine : il prévoyait la décentralisation, mais renvoyait l’essentiel à « la loi ». Résultat : vingt-trois ans d’attente pour une application contraire à l’esprit du texte. Les formes de la démocratie, mais la neutralisation méthodique des contre-pouvoirs. Le texte comme vitrine, et la pratique comme verrou. Ce cycle doit être brisé.

Pour la crise du Nord – Ouest et du Sud – Ouest (NOSO) spécifiquement, cette refondation implique :

  • Un dialogue véritablement inclusif sur la forme de l’État et le partage réel du pouvoir ;
  • La reconnaissance des torts historiques commis depuis 1961 ;
  • Un cadre crédible de désescalade, de démobilisation et de sécurisation des civils ;
  • Et la justice pour les victimes — une justice entendue non comme procédure, mais comme réparation effective des préjudices subis.

L’unité nationale ne se célèbre pas. Elle se construit, chaque jour, par la réduction des inégalités, le partage équitable des ressources, la valorisation de notre histoire dans toute sa vérité, et la pratique réelle des valeurs démocratiques dans nos institutions comme dans nos comportements. On ne construit pas l’unité sur du vent. On la construit sur la justice, une histoire assumée et un projet collectif crédible.

Osons le dire clairement : nous avons la possibilité d’inventer un autre Cameroun. Un pays où chaque denier public est affecté aux bonnes priorités. Un pays où les nominations reposent sur des critères d’excellence transparents. Un pays où la différence n’est plus perçue comme une menace mais comme une richesse. Un pays réconcilié avec sa mémoire et capable de se projeter ensemble dans l’avenir. Les grandes ruptures commencent toujours par un acte d’imagination collective. L’impuissance n’est pas une fatalité. Elle est le résultat d’un manque de volonté organisée.

La maturité d’un peuple ne se décrète pas

Quatre papes sont venus au Cameroun. Quatre fois ce pays a entendu des paroles justes et solennelles. Et quatre fois, le lendemain, le système a repris sa marche habituelle, comme si rien n’avait été dit.

Il a fallu qu’un pape voyage depuis Rome jusqu’à Bamenda pour que Bamenda existe, le temps d’une journée, dans la conscience politique nationale. Cela seul dit tout de l’abandon dans lequel le pouvoir a maintenu ces populations.

La responsabilité principale de cet état de fait incombe au pouvoir central — à ceux qui ont eu l’initiative institutionnelle, les moyens de réformer et qui ont choisi, à chaque carrefour, la temporisation et la répression. Ce sont eux qui doivent être nommés. Ce sont eux qui doivent rendre des comptes.

Mais la lucidité impose d’aller plus loin. Car les systèmes politiques ne durent pas seulement par la mauvaise volonté des gouvernants. Ils durent aussi par la passivité de ceux qui savent et ne font pas. Les élites qui ont choisi la cooptation au lieu du courage. Les voix qui se sont tues. Une société civile insuffisamment structurée. Une opposition fragmentée qui a trop souvent joué sur un terrain que le système avait lui-même tracé.

Pour un individu comme pour un peuple, la maturité peut se dire simplement. C’est de bien faire à temps ce que nous savons devoir faire, sans attendre la pression des événements ou l’interpellation des autres. Ce qui a manqué jusqu’ici au Cameroun, ce n’est pas l’information. Ce n’est pas même le diagnostic. C’est la maturité politique de faire à temps ce que l’on sait juste, nécessaire et vital.

Les nations ne se transforment pas par miracle. Elles se transforment lorsque le peuple se lève et devient lui-même la force du changement. Lorsque les dirigeants cessent de confondre durée et légitimité. Lorsque les élites cessent d’appeler stabilité ce qui n’est souvent qu’un enlisement. Et lorsque les citoyens comprennent que l’histoire n’épargne pas les peuples qui refusent trop longtemps de faire ce qu’ils savent devoir faire.

Ce n’est pas savoir encore davantage qu’il nous faut.

C’est consentir enfin à agir.

Franck Essi

#CeQueJeCrois

#LesIdéesComptent

#AllumonsNosCerveaux

Avatar de Franck Essi

Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

Laisser un commentaire