Surmonter l’inconséquence dans l’engagement

Dans nos organisations, nos associations et nos mouvements citoyens, beaucoup de difficultés ne viennent pas seulement du manque d’idées.

Elles viennent souvent d’un mal plus discret : l’inconséquence dans l’engagement.

On promet… puis on disparaît.
On s’enthousiasme… puis on abandonne.
On prend une responsabilité… puis on ne donne plus de nouvelles.
On critique ce qui ne marche pas… mais on ne tient pas ce qu’on a soi-même accepté de faire.

Rien de tout cela ne semble grave pris séparément.

Mais, à la longue, ces petites inconséquences détruisent beaucoup.

Elles fatiguent les plus sérieux.
Elles ralentissent les projets.
Elles installent la méfiance.
Elles affaiblissent la discipline collective.
Elles donnent l’impression que personne ne peut vraiment compter sur personne.

👉 Une organisation ne se construit pas seulement avec des intentions.
Elle se construit avec des personnes fiables.

Surmonter l’inconséquence commence peut-être par une question simple :

Est-ce que je mesure vraiment le poids de mes engagements ?

Dire oui trop vite peut sembler généreux.
Mais ne pas tenir ce oui crée de la frustration.

Mieux vaut parfois prendre une petite responsabilité et l’assumer sérieusement, que promettre beaucoup et livrer peu.

Il ne s’agit pas d’être parfait.

Il s’agit d’être plus cohérent.

Quand on ne peut pas faire, on le dit.
Quand on prend du retard, on prévient.
Quand on s’engage, on suit.
Quand on échoue, on assume.
Quand on promet, on fait l’effort de tenir.

👉 La maturité dans l’engagement commence quand notre parole devient prévisible.

Dans une famille, une équipe, une association ou un mouvement citoyen, les grandes causes avancent rarement grâce aux personnes les plus bruyantes.

Elles avancent grâce à celles qui tiennent.
Celles qui reviennent.
Celles qui finissent ce qu’elles commencent.
Celles qui restent sérieuses même quand l’euphorie du départ disparaît.

Car l’engagement n’est pas seulement une émotion du moment.

C’est une responsabilité dans la durée.

Alors, la vraie question n’est pas seulement :

« Suis-je engagé ? »

La vraie question est :

👉 « Peut-on compter sur moi après mon enthousiasme ? »

Car au fond, l’inconséquence use les groupes.
La fiabilité les construit.

Franck Essi

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Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

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