Par Franck Essi

Le 3 novembre 1960, Félix-Roland Moumié meurt dans un hôpital de Genève, en Suisse. Il vient d’avoir 35 ans. Quelques semaines auparavant, il a été empoisonné au thallium lors d’un repas avec William Bechtel, un homme lié aux services de renseignement français.
Dix mois plus tôt, le 1er janvier 1960, le Cameroun sous administration française avait officiellement accédé à l’indépendance. Pourtant, Moumié, l’un des principaux dirigeants du mouvement qui avait porté cette revendication, vivait toujours en exil. Son parti, l’Union des populations du Cameroun (UPC), demeurait interdit et la guerre contre les nationalistes se poursuivait. Le Cameroun était devenu indépendant, mais l’un des hommes qui avaient consacré sa vie à cette indépendance ne pouvait toujours pas rentrer librement dans son pays.
Cette contradiction résume une partie du drame de notre décolonisation. Soixante-six ans après sa mort, Félix-Roland Moumié demeure une figure majeure de notre histoire. Mais au-delà de son assassinat, que savons-nous réellement de son parcours, de ses idées, de ses combats et de ses choix politiques ?
Son histoire mérite d’être connue, particulièrement des jeunes générations. Non pour en faire un héros sans défaut, mais pour comprendre ce que signifiait alors la lutte pour l’indépendance et ce qu’elle peut encore nous enseigner sur la construction du Cameroun.
Un fils de Foumban devenu médecin et dirigeant nationaliste
Félix-Roland Moumié naît le 1er novembre 1925 à Foumban. Il est le fils de Samuel Mekou Moumié, évangéliste protestant, et de Suzanne Mvuh. Il grandit dans un environnement marqué par l’éducation religieuse, à une époque où les populations camerounaises vivent sous administration coloniale. Après des études à Foumban, Bafoussam et Dschang, il poursuit sa formation à Brazzaville puis à Dakar, où il étudie la médecine.
De retour au Cameroun en 1947, il exerce dans plusieurs localités, notamment à Lolodorf, Bétaré-Oya, Mora, Maroua et Douala, où il travaille à l’hôpital Laquintinie. Sa carrière médicale est progressivement affectée par son engagement nationaliste. Surveillé par l’administration coloniale, il subit plusieurs mutations, dont certaines présentent un caractère disciplinaire. Ces déplacements, destinés notamment à limiter son influence politique, lui permettent aussi de découvrir différentes régions du pays et d’y développer des relations.
En 1948, il rejoint l’Union des populations du Cameroun, fondée le 10 avril de la même année. Il se rapproche de Ruben Um Nyobè, secrétaire général du mouvement. Les deux hommes viennent d’horizons différents : Um Nyobè s’est formé dans le syndicalisme et l’action politique, tandis que Moumié est médecin. Mais ils partagent une conviction : les Camerounais doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur avenir.
En 1952, lors du congrès d’Éséka, Moumié devient président de l’UPC. Il n’a que 26 ans. Il participe activement à l’implantation du parti, notamment dans le Nord, à Maroua, Garoua et Ngaoundéré. Originaire du pays bamoun, formé hors du Cameroun et ayant exercé dans plusieurs régions, il contribue à construire un mouvement qui cherche à dépasser les appartenances ethniques et régionales.
Moumié et ses compagnons ne se contentaient pas de réclamer l’indépendance. Ils travaillaient à construire une force politique capable de rassembler des Camerounais différents autour d’un projet national. Cette dimension de son parcours mérite d’être retenue : une nation ne se construit pas uniquement par des discours sur l’unité, mais aussi par des organisations, des solidarités et des engagements partagés.
L’indépendance, la réunification et la souveraineté du peuple
Le projet politique de Moumié repose d’abord sur deux revendications : l’indépendance et la réunification. Après la Première Guerre mondiale, le Cameroun avait été partagé entre la France et le Royaume-Uni. Pour les nationalistes de l’UPC, cette division imposée par les puissances coloniales ne devait pas déterminer définitivement l’avenir des Camerounais.
Mais leur ambition dépassait la fin de l’administration étrangère. À la fin des années 1950, alors que les autorités françaises préparent le transfert du pouvoir à des dirigeants camerounais, l’UPC demeure interdite et plusieurs de ses responsables vivent en exil.
Dans le manifeste du 29 décembre 1959, Position de l’U.P.C. vis-à-vis de l’Indépendance du Kamerun, signé avec Ernest Ouandié et Abel Kingué, Moumié conteste les conditions de l’indépendance annoncée. Pour les dirigeants de l’UPC, le problème n’est plus seulement d’obtenir une date d’indépendance, mais de savoir ce que cette indépendance changera réellement.
Leur position peut être résumée autour de quatre exigences complémentaires :
- Une indépendance politique réelle : le remplacement des administrateurs français par des responsables camerounais ne doit pas masquer le maintien des anciens rapports de domination et de dépendance.
- La souveraineté effective du peuple : les Camerounais doivent pouvoir participer aux décisions, choisir leurs dirigeants et contrôler les institutions qui gouvernent leur pays.
- La réunification du territoire : la séparation héritée du partage colonial ne doit pas empêcher les populations camerounaises de construire un avenir commun.
- Une transformation des conditions de vie : l’indépendance doit permettre aux populations de maîtriser leur avenir économique et de bénéficier davantage des richesses de leur pays.
L’indépendance ne devait pas simplement changer les détenteurs du pouvoir. Elle devait changer les rapports entre le pouvoir, les institutions et le peuple.
L’UPC ne représentait pas toutes les sensibilités camerounaises. Mais son exclusion du processus d’indépendance soulevait une question fondamentale : pouvait-on construire un nouvel État sur des bases pleinement légitimes en écartant une partie importante du mouvement nationaliste ?
Cette interrogation demeure d’une grande actualité. L’indépendance juridique d’un État et la souveraineté effective de son peuple ne sont pas nécessairement la même chose. Un pays peut posséder un drapeau, un hymne, un président et des institutions nationales sans que ses citoyens aient réellement la capacité de contrôler les décisions publiques ou de choisir librement leurs dirigeants.
De la répression à l’exil : les choix difficiles d’un mouvement
L’année 1955 constitue une rupture décisive dans l’histoire de l’UPC. Depuis plusieurs années, les tensions se multiplient entre le mouvement nationaliste et l’administration française. L’UPC développe ses activités, organise des mobilisations et dénonce les restrictions imposées à la participation politique des Camerounais.
L’arrivée de Roland Pré comme haut-commissaire, à la fin de 1954, s’accompagne d’un durcissement de la politique coloniale à l’égard du mouvement. Les autorités françaises reprochent à l’UPC ses méthodes de mobilisation, ses discours et son opposition à l’ordre colonial. Elles présentent progressivement le parti comme une menace pour la sécurité et l’ordre public. De leur côté, les dirigeants nationalistes dénoncent les restrictions administratives, les interventions policières et les provocations visant à affaiblir leur organisation.
En mai 1955, les tensions dégénèrent en affrontements violents dans plusieurs localités, notamment à Douala. Les manifestations, les interventions des forces de l’ordre et les violences provoquent des morts, des arrestations et d’importants dégâts. Les autorités coloniales attribuent à l’UPC la responsabilité des troubles et invoquent la nécessité de rétablir l’ordre. Les nationalistes contestent cette interprétation et dénoncent une répression politique.
Le 13 juillet 1955, l’administration française interdit l’UPC et plusieurs organisations qui lui sont liées. Cette interdiction ne met pas fin au mouvement, mais transforme profondément les conditions de son combat. Privés de possibilités d’action légale, ses dirigeants se retrouvent confrontés à la clandestinité, à l’exil et à la question de la résistance armée.
Moumié se réfugie dans le Cameroun sous administration britannique, où il tente de poursuivre l’organisation du mouvement et de nouer des alliances. Mais en mai 1957, l’UPC y est également interdite. La répression s’intensifie et une partie du mouvement s’engage progressivement dans la lutte armée.
Moumié soutient cette résistance, considérant que la fermeture des voies politiques et la violence coloniale rendent nécessaire la poursuite du combat par d’autres moyens. Mais il ne renonce pas pour autant à rechercher une issue politique.
En mars 1960, alors que le Cameroun est officiellement indépendant mais que la guerre se poursuit, il présente des propositions destinées à ramener le calme. Elles comprennent notamment :
- Un cessez-le-feu pour mettre fin aux affrontements ;
- Des garanties contre les poursuites politiques et une amnistie ;
- La libération des détenus politiques ;
- Le retrait des troupes étrangères ;
- Le report des élections afin de permettre une participation politique dans des conditions différentes.
Ces démarches montrent qu’il envisage aussi un règlement négocié du conflit, à condition que les nationalistes puissent participer à la vie politique et que les garanties nécessaires soient réunies.
Son rapport à la lutte armée doit donc être compris dans toute sa complexité. Il soutient une stratégie insurrectionnelle, dont certaines orientations et conséquences soulèvent de sérieuses questions, tout en cherchant également des possibilités de règlement politique. Comprendre pourquoi un mouvement s’engage dans la résistance armée ne signifie pas considérer toutes les méthodes employées comme nécessairement justifiées.
La répression coloniale a joué un rôle déterminant dans la radicalisation du conflit. Mais les décisions des dirigeants nationalistes doivent aussi être examinées au regard de leurs conséquences humaines et politiques. La légitimité d’une cause ne garantit pas la pertinence de toutes les stratégies choisies pour la défendre.
Un dirigeant camerounais au cœur des solidarités panafricaines
Moumié comprend très tôt que la lutte pour l’indépendance doit également se mener sur la scène internationale. Le Cameroun étant placé sous tutelle des Nations unies, l’UPC utilise les pétitions, les mémandums et les démarches diplomatiques pour porter ses revendications au-delà des frontières. En décembre 1956, une pétition de Moumié concernant le Cameroun sous administration française est enregistrée aux Nations unies.
Après l’interdiction du parti, cette dimension internationale devient encore plus importante. Moumié développe des relations avec plusieurs dirigeants africains engagés dans les mouvements de décolonisation, notamment :
- Gamal Abdel Nasser, en Égypte, dont le pays constitue un centre important des mouvements anticoloniaux et des solidarités afro-asiatiques ;
- Kwame Nkrumah, au Ghana, qui défend l’émancipation du continent et soutient plusieurs mouvements nationalistes africains ;
- Sékou Touré, en Guinée, dont le pays devient un lieu d’accueil et d’appui pour des responsables nationalistes camerounais en exil.
Moumié cherche à travers ces relations une reconnaissance politique, des appuis diplomatiques, des possibilités d’organisation et des soutiens matériels pour poursuivre la lutte. Il entretient également des contacts avec des pays socialistes et se rend en Chine en octobre 1959.
Ces démarches révèlent un dirigeant conscient que le sort du Cameroun se joue aussi dans les rapports de force internationaux, à une époque marquée par la décolonisation et la guerre froide. Mais les alliances comportent leurs propres contraintes : les États qui soutiennent les mouvements de libération poursuivent également leurs intérêts. Le défi consiste donc à mobiliser des soutiens sans perdre la maîtrise de ses objectifs politiques.
Le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobè est tué par les forces françaises dans la région de Boumnyébel. Sa disparition fragilise profondément l’UPC. Moumié doit poursuivre son action dans un contexte de répression accrue, de divisions stratégiques et de dispersion des dirigeants. Il cherche à maintenir les réseaux internationaux du mouvement et à soutenir la résistance intérieure.
Le 1er janvier 1960, le Cameroun sous administration française devient officiellement indépendant. Mais Moumié demeure en exil et conteste les conditions de cette indépendance ainsi que le pouvoir d’Ahmadou Ahidjo. Il reste l’un des principaux adversaires du nouvel ordre politique. Quelques mois plus tard, il est assassiné.
Genève : l’assassinat, puis la disparition de sa dépouille
Le 15 octobre 1960, Félix-Roland Moumié rencontre William Bechtel dans un restaurant de Genève. Bechtel se présente comme un journaliste intéressé par la cause camerounaise. Il est en réalité lié aux services de renseignement français. Au cours du repas, Moumié est empoisonné au thallium. Son état se dégrade et il meurt le 3 novembre.
Bechtel est identifié comme le principal suspect. Il échappe pendant plusieurs années à la justice suisse avant d’être arrêté en 1974. En 1980, la procédure judiciaire s’achève par un non-lieu, les éléments réunis étant jugés insuffisants pour le renvoyer devant une juridiction de jugement.
Cette issue judiciaire ne doit pas être confondue avec les conclusions des recherches historiques. Les enquêtes menées depuis lors ont documenté les liens de Bechtel avec les services français et éclairé les circonstances de l’empoisonnement. Le rapport scientifique publié en 2025 par la Commission mixte franco-camerounaise apporte notamment des éléments importants issus des archives françaises et suisses.
L’assassinat intervient alors que les autorités françaises cherchent à préserver leur influence au Cameroun et à soutenir la consolidation du régime d’Ahidjo face à l’opposition nationaliste. Deux ans après la disparition d’Um Nyobè, l’UPC perd un autre de ses principaux dirigeants. Ernest Ouandié et d’autres militants poursuivront la lutte, mais la disparition successive de plusieurs figures centrales, combinée à la répression et aux divisions, affaiblit profondément le mouvement.
L’assassinat de Moumié ne fut pas seulement la disparition d’un homme. Il priva le mouvement nationaliste d’un dirigeant, d’un organisateur et d’un acteur majeur de sa diplomatie internationale.
Après sa mort, Moumié est enterré à Conakry, en Guinée, pays qui avait accueilli plusieurs dirigeants nationalistes camerounais en exil. Son épouse, Marthe Ekemeyong Moumié, elle-même militante nationaliste et actrice de l’Union démocratique des femmes camerounaises (UDEFEC), poursuit pendant des décennies un travail de témoignage et de préservation de sa mémoire.
En 2004, lorsqu’elle se rend à Conakry, elle découvre que la dépouille de son mari a disparu de son tombeau. Cette disparition, souvent évoquée comme une profanation, ajoute une dimension particulièrement douloureuse à cette histoire. Ses circonstances exactes et les responsabilités éventuelles n’ont pas été entièrement élucidées.
Après avoir été privé de la possibilité de vivre librement dans son pays, Moumié n’a même pas eu droit à une sépulture durablement préservée.
Marthe Moumié consacre une partie importante de sa vie à témoigner de ce combat. En 2006, elle publie Victime du colonialisme français : Mon mari Félix Moumié. En janvier 2009, elle est retrouvée assassinée à son domicile d’Ebolowa.
Son parcours mérite lui aussi notre reconnaissance. Elle ne fut pas seulement l’épouse d’un dirigeant nationaliste, mais une militante engagée, une témoin de l’histoire et une femme qui a consacré une partie de son existence à défendre la mémoire d’un combat collectif.
Un héros national reconnu : quelle place dans notre mémoire collective ?
En décembre 1991, une loi camerounaise reconnaît Félix-Roland Moumié comme héros national, aux côtés de Ruben Um Nyobè et d’Ernest Ouandié. Cette reconnaissance marque une étape importante dans la réhabilitation officielle de figures longtemps combattues ou marginalisées par les pouvoirs coloniaux puis postcoloniaux.
Mais elle soulève une question : que signifie reconnaître officiellement un héros national si son histoire, ses idées et les circonstances de son combat demeurent insuffisamment connues des citoyens ?
La mémoire nationale ne se construit pas uniquement à travers des déclarations officielles. Elle se construit par l’enseignement de l’histoire, la recherche scientifique, l’ouverture des archives et la préservation des lieux de mémoire. Elle se construit aussi par les noms que nous donnons à nos rues, à nos places, à nos établissements et à nos institutions.
Dans un Cameroun refondé, notre manière d’honorer les figures de l’histoire nationale devrait elle aussi évoluer.
Pourquoi, par exemple, ne pas rebaptiser l’actuel hôpital Laquintinie de Douala « Hôpital Félix-Roland Moumié » ?
Cet établissement, où Moumié a lui-même exercé comme médecin, porte aujourd’hui le nom d’un médecin militaire français de l’époque coloniale. Lui donner celui de Moumié constituerait un acte symbolique fort : honorer à la fois un professionnel de santé camerounais et un patriote qui a consacré sa vie à la liberté de son pays.
Il ne s’agirait pas d’effacer l’histoire, mais de faire évoluer les symboles de notre mémoire collective à la lumière des valeurs que nous souhaitons transmettre. Cette réflexion pourrait naturellement s’étendre à d’autres figures de notre histoire, y compris aux nombreuses femmes dont les contributions à l’émancipation nationale restent insuffisamment reconnues.
Ce que Moumié nous laisse en héritage
Félix-Roland Moumié est mort à 35 ans. Il n’a pas vu la réunification de 1961 ni les transformations politiques qui ont suivi l’indépendance. Nous ne saurons jamais quel rôle il aurait joué dans le Cameroun des décennies suivantes. Mais sa courte vie nous laisse plusieurs enseignements essentiels :
- La liberté et la souveraineté ne se réduisent pas à des symboles. Elles doivent se traduire par la capacité des citoyens à participer aux décisions, à contrôler leurs institutions et à déterminer leur avenir.
- Les grandes causes exigent des organisations solides. Les convictions individuelles ne suffisent pas. Il faut construire des mouvements capables de rassembler, de former, de mobiliser et de durer.
- Les choix stratégiques engagent une responsabilité. Une cause juste ne dispense jamais d’évaluer les moyens employés et leurs conséquences pour les populations.
- Une nation ne peut pas se construire durablement sur l’effacement de certaines parties de son histoire. Connaître notre passé, y compris ses épisodes les plus douloureux, est indispensable pour comprendre notre présent et préparer notre avenir.
Moumié a consacré sa courte existence à un projet qui dépassait sa personne : un Cameroun libre, réunifié et maître de son destin. Son parcours fut marqué par des engagements remarquables, des choix difficiles, l’exil, la répression et, finalement, l’assassinat. Mais ce qui mérite aujourd’hui de nous interpeller n’est pas seulement la manière dont il est mort. C’est surtout ce pour quoi il a vécu.
Nous n’avons pas besoin de faire de Moumié un homme parfait pour reconnaître qu’il fut un grand patriote. La meilleure manière de l’honorer n’est pas simplement de célébrer son courage ou de dénoncer son assassinat. C’est de comprendre ses idées, d’apprendre de ses combats, de tirer les leçons de ses choix et de prendre notre part de responsabilité dans la construction du Cameroun.
L’indépendance n’est pas simplement une date inscrite dans nos livres d’histoire. Elle est une responsabilité permanente envers la liberté, la dignité et l’avenir de notre peuple.
Gloire et honneur à Félix-Roland Moumié ! Hommage à Marthe Moumié et à toutes celles et tous ceux qui ont consacré leur vie à la liberté de notre pays.
Franck Essi
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#LePeupleDabord
#AllumonsNosCerveaux
Sources et références principales
- Commission mixte franco-camerounaise (2025). Rapport du volet Recherche sur le rôle et l’engagement de la France au Cameroun dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition de 1945 à 1971. https://www.vie-publique.fr/rapport/297054-rapport-du-volet-recherche-de-la-commission-france-cameroun
- Achille Mbembe (1996). La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun, 1920–1960. Karthala.
- Meredith Terretta (2013). Nation of Outlaws, State of Violence. Ohio University Press.
- Meredith Terretta (2010). « Cameroonian Nationalists Go Global: From Forest Maquis to a Pan-African Accra », The Journal of African History.
- Marc Michel (1999). « Une décolonisation confisquée ? Perspectives sur la décolonisation du Cameroun sous tutelle de la France, 1955–1960 », Revue française d’histoire d’outre-mer.
- Joseph Takougang (1996). « The Union des populations du Cameroun and its Southern Cameroons Connection », Revue française d’histoire d’outre-mer.
- Marthe Ekemeyong Moumié (2006). Victime du colonialisme français : Mon mari Félix Moumié.
- UPC (1959). Position de l’U.P.C. vis-à-vis de l’Indépendance du Kamerun. https://www.loc.gov/item/2008700218/
- Nations unies (1956). Petition from Mr. Felix-Roland Moumie concerning the Cameroons under French Administration, T/PET.5/995. https://digitallibrary.un.org/record/3795292
- Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa (2011). Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948–1971. La Découverte.