Comment bien recevoir les critiques quand on est leader

—–

Être leader, ce n’est pas seulement savoir parler, décider, guider ou mobiliser.

C’est aussi savoir écouter ce qui dérange.

Car dès que l’on porte une responsabilité, on devient visible. Et dès que l’on devient visible, on devient critiquable.

La critique peut être injuste, maladroite, exagérée ou mal formulée. Mais elle peut aussi contenir une part de vérité utile.

👉🏽 Le leader mature ne réagit pas d’abord pour se défendre.

Il écoute pour comprendre.

Bien recevoir une critique ne signifie pas tout accepter.

Cela signifie prendre le temps de distinguer :

🔹 ce qui est vrai

🔹 ce qui est exagéré

🔹 ce qui est utile

🔹 ce qui est malveillant

🔹 ce qui peut aider à progresser

Un leader fragile transforme toute critique en attaque personnelle.

Il se ferme.

Il se justifie immédiatement.

Il attaque celui qui parle.

Il cherche à protéger son image.

Un leader solide fait autrement.

Il se demande :

✔️Qu’est-ce que cette critique révèle ?

✔️ Y a-t-il un point que je dois corriger ?

✔️Y a-t-il un problème que je n’avais pas vu ?

✔️Y a-t-il une perception que je dois mieux comprendre ?

Dans une famille, une organisation ou un mouvement citoyen, personne ne progresse sans retour.

La critique bien reçue peut devenir un outil de lucidité.

Elle peut corriger une erreur.

Elle peut améliorer une méthode.

Elle peut éviter une dérive.

Elle peut renforcer la confiance.

Mais pour cela, il faut de l’humilité.

👉🏽 Celui qui veut diriger sans jamais être corrigé veut être admiré, pas grandir.

Recevoir la critique avec maturité, c’est dire :

Je n’aime peut-être pas la manière dont cela est dit.

Mais je vais vérifier s’il y a quelque chose d’utile à en tirer.

C’est cela aussi, le leadership.

Non pas l’absence d’erreur.

Mais la capacité de s’ajuster.

Non pas l’ego qui se protège.

Mais la mission qui passe avant l’ego.

Au fond, la vraie question n’est pas :

Pourquoi me critique-t-on ?

La vraie question est :

Qu’est-ce que cette critique peut m’aider à améliorer ?

Car un leader qui refuse toute critique finit par s’entourer de silence.

Et le silence autour d’un leader est souvent le début de ses erreurs les plus graves.

Franck Essi

#LesIdeesComptent

#NousAvonsLeChoix

#NousAvonsLePouvoir

#SelfManagement

#LeaderSansTitre

#AllumonsNosCerveaux

Avatar de Franck Essi

Franck Essi

Je suis Franck Essi, un africain du Cameroun né le 04 mai 1984 à Douala. Je suis économiste de formation. J’ai fait des études en économie monétaire et bancaire qui m’ont permi de faire un travail de recherche sur deux problématiques : ▶Les conditions d’octroi des crédits bancaires aux PMEs camerounaises. ▶ L' endettement extérieur et croissance économique au Cameroun. Je travaille aujourd’hui comme consultant sur des questions de planification, management et développement. Dans ce cadre, j’ai l’opportunité de travailler avec : ▶ La coopération allemande (GIZ), ▶Les fondations politiques internationales (Friedrich Ebert Stiftung, IRI, Solidarity Center et Humanity United), ▶ Des organismes internationaux (Conférence Internationale de la région des Grands Lacs, Parlement panafricain, …), ▶ Des Gouvernements africains (RDC, RWANDA, BURUNDI, etc) ▶ Et des programmes internationaux ( Initiative Africaine pour la Réforme Budgétaire Concertée, Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine, NEPAD). Je suis également auteur ou co – auteur de quelques manuels, ouvrages et études parmi lesquels : ▶ Se présenter aux élections au Cameroun (2012) ▶ Prévenir et lutter contre la fraude électorale au Cameroun (2012) ▶ Les jeunes et l’engagement politique (2013) ▶Comment structurer un parti politique progressiste en Afrique Centrale (2014) ▶ Historique et dynamique du mouvement syndical au Cameroun (2015) ▶ Etudes sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays de la CIRGL (2015) ▶Aperçu des crises et des dispositifs de défense des pays de la CIRGL (2015) ▶ Citoyenneté active au Cameroun (2017). Sur le plan associatif et politique, je suis actuellement Secrétaire général du Cameroon People’s Party (CPP). Avant de le devenir en 2012, j’ai été Secrétaire général adjoint en charge des Affaires Politiques. Dans ce cadre, durant l’élection présidentielle de 2011, j’étais en charge du programme politique, des ralliements à la candidature de Mme Kah Walla, l’un des speechwriter et porte – paroles. Je suis également membre de plusieurs organisations : ▶ L’association Cameroon Ô’Bosso (Spécialisée dans la promotion de la citoyenneté active et la participation politique). J'en fus le coordonnateur des Cercles politiques des jeunes et des femmes. Dans cette organisation, nous avons longtemps œuvré pour les inscriptions sur les listes électorales et la réforme du système électoral. ▶ L ’association Sema Atkaptah (Promotion de l’unité et de la renaissance africaine). ▶ L ’association Mémoire et Droits des Peuples (Promotion de l’histoire réelle et de la résolution du contentieux historique). ▶ Le mouvement Stand Up For Cameroon (Milite pour une transition politique démocratique au Cameroun). J’ai été candidat aux élections législatives de 2013 dans la circonscription de Wouri Centre face à messieurs Jean jacques Ekindi, Albert Dooh – Collins et Joshua Osih. J’étais à cette occasion l’un des coordonnateurs de la plateforme qui unissait 04 partis politiques : le CPP, l’UDC, l’UPC (Du feu Papy Ndoumbe) et l’AFP. Dans le cadre de mon engagement associatif et militant, j’ai travaillé et continue de travailler sur plusieurs campagnes et initiatives : • Lutte pour la réforme du code électoral consensuel et contre le code électoral de 2012. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des personnes souffrant d’un handicap. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des populations déguerpies de leurs lieux d’habitation. • Lutte contre le trafic des enfants. • Lutte pour la défense des droits et intérêts des commerçants face aux concessionnaires privés et la Communauté urbaine. • Lutte pour le respect des droits et intérêts des pêcheurs dans la défense de leurs intérêts face à l'État et aux firmes internationales étrangères. A la faveur de ces multiples engagements, j’ai été arrêté au moins 6 fois, détenus au moins 04 parfois plus de 03 jours. J’ai eu l’occasion de subir des violences policières qui, heureusement, n’ont laissé aucun dommage durable. Aujourd’hui, aux côtés de mes camarades du CPP et du Mouvement Stand Up For Cameroon, je milite pour que nous puissions avoir un processus de réconciliation et de refondation de notre pays qui n’a jamais été aussi en crise. A notre manière, nous essayons d’être des Citoyens Debout, des citoyens utiles pour leurs concitoyens et pour le pays.

Laisser un commentaire